L’observatoire des violences envers les femmes s’est réuni à Bruxelles les 13 et 14 novembre, associé à un meeting additionnel sur les femmes réfugiées et la violence les 15 et 16 novembre. Des femmes de tous les pays de l’Union Européenne étaient là, ainsi que des femmes des réseaux norvégiens et européens. Leur but principal était l’activation de la Convention d’Istanbul sur la violence envers les femmes, et à tous les pays on avait demandé de faire savoir où en était le pays – s’ils avaient signé ou ratifié – et si, en même temps qu’ils informaient de la position de leurs organisations respectives celles-ci s’étaient mises dans le mouvement.
Nous avons réfléchi a des idées de campagnes et a des actions originales à lancer à Bruxelles et dans toute l’UE – dans chaque pays et dans le plus grand nombre de capitales et de grands centres que possible – en essayant de rendre l’engagement des femmes à la Convention d’Istanbul aussi claire que possible et en réclamant comme un grand honneur, à nos pays et à l’UE, leurs principes et les pratiques nécessaires pour une mise en œuvre pleine et entière de la Convention.
Contexte:
Établie en 1997, à la suite de La Déclaration et de la Plate-forme d’action de Beijing de 1995 qui soulignent l’engagement des états à agir pour en finir avec la violence envers les femmes, l’observatoire du LEF est formé de professionnel(le)s, de défenseur(e)s des droits et d’activistes d’organisations non-gouvernementales.
L’observatoire a pour but de faire garder la violence envers les femmes en bonne place sur l’agenda des états de l’ UE, de jouer les chiens de garde de la politique et des pratiques de développement et de développer des approches innovantes tout en rendant visible le fléau de la violence envers les femmes.
Par la visibilité et l’action, l’observatoire veut assurer que la réalité “du terrain”, en ce qui concerne la violence envers les femmes, ne peut-être ni oubliée, ni cachée. C’est ce travail qui permet l’influence de l’Observatoire au niveau européen et national.
L’Observatoire – Novembre 2016:
Une session d’introduction a vu chaque participant apporter une brève biographie, qui incluait des références a des féministes parmi les plus admirées. J’ai noté Elisabeth Cady Stanton, Matilda Joslyn Gage et ma grand-mère, Maud Helen McIlroy Needham. D’autres ont préféré des femmes de leurs pays, écrivaines, activistes, figures historiques, politiciennes……. Puis nous avons discuté des vrais sujets de la réunion – notamment de la Convention d’Istanbul, de son contenu, de son impact (potentiel) et des actions en cours pour assurer sa ratification et sa mise en œuvre.
Nous avons formé des groupes de travail sur les médias-y compris les médias sociaux-sur la violence envers les femmes – culture et tradition renforçant la violence envers les femmes – sur le viol et les autres crimes sexuels (y compris le viol marital), le harcèlement sexuel et le rôle du système judiciaire.
Les sessions plénières ont inclus un feed-back des autres groupes ainsi que des rapports de chaque participant sur les obstacles les plus importants auxquels les femmes sont exposées, et ceux opposés face à la volonté d’en finir avec la violence envers les femmes.
En ce qui concerne le Royaume Uni l’accès (le manque d’accès) à la justice est un gros problème – les coupes dans l’aide légale rendent difficile aux femmes d’atteindre à la justice à des myriades de niveaux, y compris dans les lois sur la famille (garde des enfants/ accès au logement / droit de visites et droits de propriété/ et même le problème de l’emploi. La discrimination le harcèlement sexuel et sexiste (y compris l’intimidation) sont difficiles à poursuivre – les tribunaux pour l’emploi coutent cher , et prévoient des honoraires avant même le début d’une action. Il y a aussi des problèmes dans la façon dont les tribunaux et les juges (ne) voient (pas) ces formes de violence envers les femmes: trop souvent encore le harcèlement sexuel et sexiste est classé “plaisanterie” par les preneurs de décision.
Conclusion
La session de réflexion à des actions pour faire avancer la Convention d’Istanbul en 2017 (y compris en y incluant des propositions de manifestations au Parlement Européen et à la Commission à Bruxelles), avec des manifestations à travers toute l’Union Européenne en s’assurant qu’à un moment précis, dans toute l’Europe, les femmes engagent une action – qui corresponde par le style et le contenu à ce qu’elles voient de plus urgent dans leur pays et dans leur communauté – L’observatoire a décidé d’établir un petit groupe de travail pour développer ces idées et de revenir vers les participants et les organisations avec une proposition, afin que chacun puisse travailler à faire reconnaître l’importance de la Convention d’Istanbul et le besoin vital de sa ratification., afin que des actions positives, pragmatiques et pleines de bons principes soit décidées par tous les états.
Jas Décembre 2016