Résolution sur la protection de la famille au Conseil des Droits de l’Homme 29e session, Genève

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Communiqué sur la résolution “protection de la famille au Conseil des Droits de l’Homme, 29e session, Genève

 

Asian Pacific Ressource &  Research Center for Women ( ARROW), organisation non-gouvernementale à statut consultatif au conseil économique et social

 

A ARROW,  ONG basée en Malaisie, nous avons travaillé pour l’avancée de la santé et des droits des femmes,  pour leur autonomisation par l’information et la connaissance,  par un suivi des engagements internationaux, par des plaidoyers et une mobilisation avec nos partenaires nationaux de la région Asie-Pacifique, avec nos  partenaires régionaux du Sud et nos alliés de l’hémisphère nord.

ARROW a pris note de la résolution sur la protection de la famille,  présentée  le 15 juin 2015, par l’Égypte avec le support du Bangladesh, du Bélarusse, de la Côte d’Ivoire, de la République du Peuple de Chine, du Salvador, de la Mauritanie, du Maroc, de la Namibie de l’Arabie Saoudite, de la Sierra Leone, de la Tunisie, de l’Ouganda, du Qatar et de la Fédération Russe.

 

Tout d’abord, nous exigeons, la reconnaissance des traités de Droits Humains et des lois qui imposent aux  états d’assurer les Droits Humains de tous. D’autre part  la reconnaissance de la plate-forme d’action de Beijing et de la Convention sur l’élimination de Toutes les Formes de Discrimination Envers les Femmes dans la Résolution, reconnaît  la nécessité d’assurer l’égalité de genre et  l’autonomisation  des femmes et des filles.

 

Nous réaffirmons  que l’entité famille a besoin d’être revue au-delà de la seule notion étroite de mariage, ou de mariage entre un homme et  une femme   afin de n’en point exclure toutes les autres familles qui  ne tirent pas leurs origines du mariage (sont incluses  familles monoparentales,  familles dont le chef est un enfant, familles recomposées, familles de divorcés,  familles de même sexe, familles intergénérationnelles, familles dont le chef est un enfant orphelin par suite du SIDA ou ses grands-parents, entre autres) car ceci impliquerait  que ces familles n’ont pas droit à la  même protection. Les efforts pour assurer protection et assistance nécessaires aux familles doivent donc s’assurer que toutes les formes de familles soient reconnues, protégées et pourvues, sans contrainte  ni exclusion. Nous pensons aussi qu’une formulation trop étroite risque de marginaliser des gens,  surtout les minorités  de genre, les foyers monoparentaux, les familles dont le chef est un enfant,  les familles d’enfants  orphelins par suite du SIDA,  entre autres.

 

PP2: Nous demandons l’inclusion du programme d’action de la Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD)dans la liste des mécanismes reconnus et cités comme obligatoires. De plus le Principe 9 CPD 1994 qui soutient la famille comme unité de base de la société, destinée à recevoir pleine  protection et support et à être renforcée, devrait être pris en considération.

 

PP4 et PP11.3: Nous rappelons aux Etats Parties, l’appel pour la reconnaissance de la diversité, en forme et fonction, dans les familles, dans divers pays et régions, l’inclusion de la préférence individuelle et les conditions sociétales lors de l’Année Internationale de la Famille en 1994, nous disons aussi que toute commémoration se  doit de promouvoir les droits humains de base et les libertés  fondamentales telles qu’elles sont   inscrites dans les instruments internationaux , dans les statuts internationaux et tous documents sur la famille.. Il reconnait le rôle des aidants naturels et tout ce qui favorise l’égalité femmes/hommes dans les familles,  pour mener  au partage des responsabilités domestiques et des opportunités d’emploi.

 

PP7: Comme nous sommes en faveur d’une reconnaissance des responsabilités de la famille, il faut pour l’atteindre qu’il y ait reconnaissance de l’égalité de genre pour les femmes et les filles toute long de la vie et cela doit inclure la reconnaissance et la réalisation de leurs droits à la santé  et à leurs droits sexuels et reproductifs (DSDSR). Les femmes et les jeunes filles on le droit de faire des choix est de réaliser  pleinement leurs droits humains, dans leur famille, et ce dans une atmosphère de sécurité,  sans risque  de violence, de maltraitance ou de coercition.

 

PP11: Si nous nous réjouissons de voir que l’égalité de genre et  l’autonomie, santé maternelle incluse, sont  au centre de l’attention, cela nous semble insuffisant pour assurer une égalité et une autonomie des femmes réellement signifiantes. Bon  nombre des causes de mortalité maternelle  incluent  des blessures dues aux avortements, aux politiques restrictives inadéquates de l’avortement, à l’impossibilité d’accéder à des  services d’avortement, sûrs, légaux et exempt de conditions. Il est indispensable de prendre ces problèmes en considération afin de briser le cycle de la pauvreté et d’ouvrir des opportunités pour améliorer le bien-être général,  avec une éducation de qualité  incluant une éducation exhaustive à la sexualité. L’égalité de genre ne peut-être acquise sans assurer la DSDSR de toutes les femmes et des jeunes filles et elle doit être reconnue comme un droit fondamental.

 

PP11.2:   les discussions relatives à l’agenda Post 2015 doivent soutenir et assurer l’entière réalisation des droits humains des femmes et les filles, leur protection contre la violence, y compris celle apportée  par toutes formes d’extrémismes et de pratiques  dues à des interprétations extrêmes des religions et la réalisation des DSDSR pour toutes. De plus elles doivent s’attaquer aux inégalités dans la famille et  aux pratiques qu’implique  l’apport de réponses.

 

PP11.3: En appelant au renforcement des capacités nationales pour répondre aux priorités nationales au sujet de la famille, La résolution utilise une définition étroite  qui ignore ainsi des groupes sexuellement différents et leurs droits en ce qui concerne la cohabitation et le fait d’avoir des enfants. Le fait que la diversité sexuelle soit encore criminalisée dans beaucoup de pays, prouve le refus de reconnaître dans des contextes différents, que diverses formes de familles  existent et qu’elles  doivent être protégées et soutenues.

 

PP11.5: parallèlement, les états parties ne doivent pas considérer la préservation de l’identité culturelle, de la tradition, de la morale, de l’héritage et du système de valeurs dans la famille et la société d’une façon qui limite le potentiel des femmes et des jeunes filles dans la famille et la société et qui  renforce les inégalités et  les préjugés de genre dans la famille et dans  toute  la société. De plus mettre l’accent sur ces  éléments permet de cacher les violations et abus  de droits humains tels que le viol marital, la maltraitance enfantine, les mariages précoces, l’inceste et les meurtres d’honneur qui se produisent dans les familles. Chaque individu d’une famille doit être reconnu, personnellement,   comme porteur de droits.

 

PP11.6: Nous  désirons  porter l’attention sur le fait que des réductions dans les dépenses sociales qui affectent les  secteurs sociaux de la résolution  tels la santé, et les réductions dans les dépenses des services de santé pour les femmes, les soins  en général et l’accès  à des soins de qualité y compris en santé reproductive et sexuelle sont essentiels à l’ autonomie des femmes et des jeunes filles.

 

PP11.10 et 11.11:  la résolution demande de placer le choix de l’éducation dans les mains des parents, ce qui laisse la place à des décisions impliquant l’exclusion d’une éducation  complète à la sexualité,  que ce soit en éducation formelle ou informelle. Cela  se voit  particulièrement en relation avec la protection de la santé et du bien-être des filles qui sont souvent vues comme les gardiennes de l’honneur de la famille. En corrélation avec cela,  l’éducation à la  sexualité serait alors considérée comme inappropriée  pour les garçons comme pour les filles, comme notions corruptrices de jeunes esprits  qui encouragent l’activité sexuelle plutôt que comme un moyen de les autonomiser par l’apport d’informations essentielles à la prise de décisions sur leur propre corps et leur choix sexuels.

 

Pour tout cela,  nous demandons au gouvernements et à la communauté internationale d’e reconnaître et de respecter les différences et la diversité existant dans les familles partout sur la planète, afin que les lois et les politiques puissent  répondre à leurs problèmes et que les services et les interventions servent à prévenir et éliminer toute discrimination et violence quelque soit leur diversité.

 

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