L’AIF a récemment mis en relief le phénomène de la violence envers les femmes ainsi que les discriminations et les souffrances qui en découlent.

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Une Vaste étude sur la violence envers les femmes publiée le 5 mars  par l L’Agence Européenne pour les Droits Fondamentaux montre qu’une femme européenne  sur 20 a été violée, une sur 5 a été victime de violence  physique ou sexuelle de la part d’un partenaire, et que la moitié des femmes sur lesquelles a porté l’étude a rapporté avoir souffert de harcèlement sexuel. 

(http://fra.europa.eu/sites/default/files/fra-2014-vaw-survey-factsheet_fr.pdf)

À propos “des 16 jours d’activité sur la violence envers les femmes” Seema Uplekar a répondu à la suggestion de la Présidente en organisant à Genève des activités pour mettre en lumière les problèmes de violence envers les femmes. Dans une ville comme Genève  il y a bien des façons de manifester la nécessité de changement et d’attirer l’attention sur ce qui permet d’autonomiser les femmes afin qu’elles se débarrassent  de leur rôle de victimes de violence  et qu’elles se transforment en agents de changement de la société.

Au stand, lors de la campagne organisée le 25 novembre par la fondation Women’s World Summit (Sommet Mondial des Femmes), Seema a lu le message de la Présidente de l’AIF, Johanna Manganara, en tenant compte de la Convention européenne du Conseil de l’Europe, Prévenir et Combattre la Violence Envers les Femmes, ouverte  à signature en mai 2013, et qui est maintenant accessible aux états qui n’en sont pas membres. Cette Convention est le traité le plus abouti sur ce phénomène. C’est une avancée majeure qui fait de l’Europe et au-delà une région plus sûre. L’AIF plaide pour un agenda post 2015 incluant la violence envers les femmes.

Les mots-clés des événements que Seema a  organisés ont été :

– Normes et coutumes traditionnelles qui assignent aux femmes le statut de mineures et  qui ne sont que soumission aux membres mâles de la famille.

– Relations de pouvoir inégales entre les hommes et les femmes qui perpétuent  le statu quo. Ce statut est souvent lié au manque d’accès à la terre et  aux droits de propriété et est synonyme de mariage et de maternité précoces.

– Impunité des auteurs qui favorise  les prérogatives masculines. Peut-on s’en sortir seules ? Une paneliste Hindoue a mentionné le Gang Gulabi, une initiative du terrain : Les femmes se sont mises à  la self- défense, s’activent autour du village pour aider  les victimes et par moment  elles frappent les coupables. Les hommes ont pris peur et le vent est en train de tourner.

Au Rwanda, Mary Balkungeri et son réseau de femmes, a présenté une approche innovante pour faire que les choses bougent. Avec l’aide de son gouvernement et de politiciens (la moitié des parlementaires sont des femmes) elle a créé le ” programme paralégal communautaire” qui  enseigne aux femmes  et à leurs communautés inter alia que, par une loi de 2013 les femmes ont le  droit de posséder la  terre. Au Rwanda  la propriété des terres est une question sensible : la terre arable est une ressource rare, et la densité de population est très forte car la moitié des filles sont mariées et 25 % ont des enfants avant l’âge de 18 ans. Éduquer les femmes rurales au niveau local sur leurs droits et comment les utiliser pour devenir plus autonome permet de briser les normes traditionnelles et d’améliorer le statut social des femmes. Repousser l’âge de la 1ère maternité demande non seulement de l’éducation mais aussi un accès au planning familial.

Le rôle et le poids de la non-violence et de la spiritualité dans le contexte de la prévention de la violence a  été exploré dans un débat avec questions-réponses

Gudrun Haupter, Convenor de la commission sur la santé et auteur de ce résumé basé sur le rapport de Seema a eu l’occasion en 2012 de s’occuper d’un exemple pertinent d’impunité masculine : Faire des enfants sans être tenu pour responsable, même dans des cas de violences sexuelles. Une étude a été conduite parmi les membres de l’AIF sur le fait de tenir le père pour responsable du bien-être de tous ses enfants. Les réponses ont montré que la  législation n’est  qu’un  premier pas. Il faut au judiciaire des structures  fiables et aptes à permettre aux mères d’enfants nés dans ou hors mariage d’aller en justice et de réclamer des subsides au père. Si le père présumé nie  la paternité,  des tests ADN devraient  être accessibles sans frais pour ceux qui ne peuvent pas payer. En bref, des structures pour redresser les tords et la violence doivent être aisément accessibles  à toutes les femmes quelque soit leur statut économique ou social.

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