L’AIF et la médecine traditionnelle.

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Cortège en route pour remettre à la commissaire une pétition pour qu'elle s'implique dans la lutte contre les MGF
Cortège en route pour remettre à la commissaire une pétition pour qu’elle s’implique dans lalutte contre les MGF

 

 

 

 

 

L’OMS a développé une stratégie concernant la médecine traditionnelle, MT– aussi appelée médecine complémentaire, MC – pour les années 2014 à 2023. Elle est décrite sur: http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/95009/1/9789242506099_fre.pdf

La MT/MC est aussi discutée dans le contexte de la couverture sanitaire universelle et nous songeons à inclure cette matière dans notre prochain Plan de Collaboration avec l’OMS, car nous sommes d’avis que la MT est d’importance particulière pour les femmes (et leurs familles) aux faibles ressources dans les zones rurales.

Dans beaucoup de civilisations c’était d’ailleurs les femmes qui savaient quelles herbes guérissaient une maladie, ce qui leur assurait la survie.

Suite à cela nous présentons la réponse reçue de l’AFD, Association Féminine Songmanègre pour le Développement, qui collabore avec l’Association des Femmes Allemandes, DFR, dans le cadre d’un projet contre les MGF.

La Présidente nous a félicitées de choisir ce sujet assez pertinent qu’est la médecine traditionnelle.Voici  son commentaire sur la médecine traditionnelle:

” Dans toutes les villes du Burkina Faso, les médecines moderne et traditionnelle existent et se complètent. Dans toutes les communautés rurales en général  au Burkina Faso, et particulièrement dans la région du centre nord (la région du centre nord est notre zone d’intervention et nous connaissons bien les habitudes des populations), la médecine traditionnelle constitue le premier recours pour les préventions et les traitements des maladies de tous genres.

La médecine moderne est sollicitée surtout dans les situations d’urgence ou de désespoir, ou après échec des traitements par la médecine traditionnelle. Plusieurs raisons expliquent l’utilisation de la médecine traditionnelle chez nous :

·         Le cout moins cher du traitement par la médecine traditionnelle.

·         La connaissance des médicaments traditionnels et l’expérience de leur utilisation ont installé une certaine confiance.

·         L’éloignement des centres de santé

·         La cherté des médicaments modernes.

Et il y  a d’autres raisons.

Notre association collabore avec les tradipraticiens et tradipraticiennes pour les questions de santé en générale et particulièrement pour la prévention ou les soins des hémorragies, les infections ou les douleurs liées à l’excision. Depuis 2008  l’AFD a travaillé en réseau avec une association de tradipraticiens et tradipraticiennes  basée à OUAGADOUGOU, pour des échanges d’expériences dans ce domaine.

Pour terminer je dirai comme vous que la médecine traditionnelle occupe une place importante dans la société africaine spécifiquement en milieu rural.  Une bonne organisation et un bon encadrement de ces tradipraticiens et tradipraticiennes contribuera sans doute a l’amélioration de la santé de nos populations.”

Gudrun Haupter, Présidente de la Commission Santé, a demandé, en Juin 2016 , à des membres francophones et anglophones africains de l’AIF de dire si elles s’occupent de ce sujet ou bien si elles font partie d’un réseau à cet effet. AFD pour Page Internet 2015-11-28 16.11.41

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