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	<title>Danielle Levy, Author at Alliance Internationale de Femmes</title>
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	<description>Promouvoir les droits humains des femmes et des filles à travers le monde.</description>
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	<title>Danielle Levy, Author at Alliance Internationale de Femmes</title>
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		<title>Innovation: Une hotline pour les hommes victimes de violence et les auteurs de violence domestique.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Danielle Levy]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 May 2021 12:58:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous gérons une hotline sur la violence domestique, mais ce que nous faisons est unique pour une raison importante : son personnel est composé d&#8217;hommes et elle n&#8217;est réservée qu&#8217;aux hommes, y compris aux hommes victimes de violence domestique et à ceux qui ont peur de le devenir &#8211; ou qui se savent des agresseurs violents. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">Nous gérons une hotline sur la violence domestique, mais ce que nous faisons est unique pour une raison importante : son personnel est composé d&rsquo;hommes et elle n&rsquo;est réservée qu&rsquo;aux hommes, y compris aux hommes victimes de violence domestique et à ceux qui ont peur de le devenir &#8211; ou qui se savent des agresseurs violents.</p>
<p style="text-align: left;">Voici pourquoi: Pendant des décennies, les conversations sur la violence domestique se concentraient, et ce fort justement, sur les femmes. Mais pour ce qui concerne les hommes, la conversation portait surtout sur le châtiment, le temps que l&rsquo;auteur devrait passer en prison pour son forfait etc. Tout ça, bien sûr, était tout à fait approprié, surtout lors de situations extrêmes pouvant aller jusqu&rsquo;au meurtre. Il faut aussi nous rappeler que seule une toute petite proportion d&rsquo;agressions domestiques, aujourd&rsquo;hui finissent en meurtre. La plus grosse partie restant dans l&rsquo;ombre.</p>
<p>En Israël, où nous fonctionnons en tant que membres de la WIZO (Organisation Internationale des Femmes Sionistes), les estimations officielles annoncent qu&rsquo;environ 200 000 hommes entrent dans le cycle de La violence domestique à tout moment. Cette violence affecte un nombre similaire de femmes, ainsi que quelques 600 000 enfants soit, pas loin d&rsquo;un million de personnes. Au même moment 13 à 18 femmes sont assassinées par leurs partenaires en Israël chaque année. Ce qui est terrible &#8211; une seule, bien sûr c&rsquo;est déjà trop &#8211; mais cela vous donne une idée de la vaste proportion des agressions domestiques dont on ne parle pas dans la sphère publique.</p>
<p style="text-align: left;">Les femmes sont, et ce, de façon disproportionnée, plus susceptibles d&rsquo;être victimes de violences conjugales. Pendant ces 30 dernières années, un énorme travail s&rsquo;est fait à ce sujet, cependant nous sommes conscients qu&rsquo;il est plus difficile de résoudre une situation de violence domestique si vous ne travaillez qu&rsquo;avec un seul sexe. Nous savons que les relations violentes peuvent durer des années ou même des décennies. En général les gens tendent à rester ensemble, malgré la violence: certains pour raisons émotionnelles, d&rsquo;autres pour des raisons pratiques, sociales ou financières et beaucoup pour un mélange des deux. Nous savons bien que, même un divorce ne fait pas toujours sortir la violence de l&rsquo;équation. Aussi, il est tout à fait urgent d&rsquo;introduire les hommes dans la conversation afin qu&rsquo;ils fassent partie de La solution.</p>
<p style="text-align: left;">Or, la route est pavée de bien des obstacles, dont l&rsquo;un d&rsquo;entre eux, est le fait que seule la violence la plus extrême est couverte par les médias. Ainsi, un type engagé dans une forme moins mortelle de violence (physique ou psychologique) envers sa partenaire, peut se trouver, assis dans un bar, à regarder l&rsquo;annonce d&rsquo; « encore un autre meurtre » à la télévision et se dire &#8211; « Phew ; C&rsquo;n&rsquo;est pas moi. J&rsquo; suis pas comme ça ; je vais bien. » .Il minimise sa propre violence.</p>
<p style="text-align: left;">Un autre obstacle se trouve dans le fait que la conversation publique, en général tourne autour des  femmes et sur ce qu&rsquo;elles peuvent faire pour se protéger de la violence conjugale &#8211; où elles peuvent trouver de l&rsquo;aide, et distinguer les signes avants coureurs et annonciateurs d&rsquo;un partenaire agressif etc . Ceci est très important et utile, mais les hommes, en voyant cela peuvent se dire trop facilement qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas la responsabilité de gérer leur propre conduite.</p>
<p style="text-align: left;">Un troisième facteur &#8211; En plus de la difficulté qu&rsquo;ont bien des hommes à partager leur douleur et leur angoisse &#8211; c&rsquo;est  la peur. Ils présument souvent que les réseaux de soutient sont tenus par des femmes, pour les femmes et qu&rsquo;elles n&rsquo;auront peut-être pas envie d&rsquo;aider un homme qui appelle. Ils ont peur aussi, que s&rsquo;ils tentent d&rsquo;admettre une sorte de comportement dommageable, cela les ferait se retrouver regroupés avec des assassins avec pour résultat l&rsquo;arrestation et la perte de leur famille, ou tout au moins qu&rsquo;on leur ferait honte publiquement.</p>
<p style="text-align: left;">Aussi, et c&rsquo;est d&rsquo;une importance cruciale, Lorsque les hommes rejoignent les services existants c&rsquo;est presque seulement lorsqu&rsquo;ils ont blessé quelqu&rsquo;un et/ou lorsqu&rsquo;ils sont en difficulté avec la loi. Le traitement pourrait être la liberté conditionnelle, ou faire partie d&rsquo;une sentence en justice, par exemple. Ceci est encore de la réhabilitation, pas de la prévention.</p>
<p style="text-align: left;">Mais, aujourd&rsquo;hui, on peut aider les hommes avant qu&rsquo;ils ne causent un mal irréversible. Nous avons pensé à une hotline il y a un peu plus de 10 ans, mais elle n&rsquo;a vraiment démarré qu&rsquo;il il y a environ six ans,- grâce à la WIZO de New York, qui en dépit d être une organisation, historiquement de femmes pour les femmes, a compris la nécessité de ce service et a offert son aide.</p>
<p style="text-align: left;">Nous avant toujours pensé que si il y avait une solution spécialement adaptée pour les hommes, ils viendraient. même sans y être forcés par les autorités. Aussi nous nous sommes attelées à faire changer le discours, à normaliser les discussions sur la thérapie, chez les hommes israéliens. Nous le faisons à l&rsquo;aide d&rsquo;incessants plaidoyers &#8211; tout y passe des autocollants sur les murs, aux ateliers lors de conférences. On travaille avec des avocats, avec la police, la justice, les ministères afin qu&rsquo; ils se rendent compte que c&rsquo;est du côté masculin qu&rsquo;il faut qu&rsquo;ils ciblent, avec des  discours sur l&rsquo;aide et la thérapie préventive et pas seulement sur la punition, l&rsquo;après condamnation et la réhabilitation.</p>
<p style="text-align: left;">La hotline a un rôle clé &#8211; C&rsquo;est là que nous pratiquons ce que nous prêchons. C&rsquo;est la seule de ce genre en Israël. Elle est totalement anonyme. On ne demande le nom de personne, ni de détails plus personnels et aucune de nos conversations ne sont enregistrées. Elle est tenue par des volontaires formés.   Que des hommes. Avec des équipes de 12 heures, (huit heures du matin huit heures du soir) et il y a un système de messagerie vocale qui opère les week-ends et la nuit. La plupart des conversations sont en hébreu, mais nous avons récemment étendues à l&rsquo;arabe et à l&rsquo;amharique, et on pense aussi aux russophones. Il y a aussi une pièce réservée au chat pour ceux qui préfèrent écrire des SMS plutôt que parler. Tout ceci est construit comme un pont pour amener à la thérapie celui qui appelle, et sortir les hommes de ce cercle de solitude et d&rsquo;isolation qui attise les comportements violents.</p>
<p style="text-align: left;">Rien que pour l&rsquo;année précédente &#8211; l&rsquo;année de la pandémie &#8211; nous avons reçu 1000 appels sur la ligne pour la violence domestique, aussi bien  des appels d&rsquo;hommes concernés par leur propre attitude, des membres de familles, des partenaires, des collègues concernés etc&#8230;. C&rsquo;est presque le double de ce que nous avons eu l&rsquo;année précédente. Et nous faisons un effort tout particulier pour atteindre des cercles sociaux plus vastes. &#8211; ce qui permettra à celui qui voit un ami être agressif ou violent d&rsquo;avoir la ressource de lui dire « Frère c&rsquo;est pas bien; pourquoi t&rsquo;as fait ça ? Est-ce que tu veux parler à quelqu&rsquo;un? J&rsquo;ai un numéro le téléphone où tu peux appeler discrètement. » Nous trouvons très encourageant le fait que des hommes appellent et disent » je vais bien, mais je suis concerné par l&rsquo;attitude d&rsquo;un ami envers les femmes, ou d&rsquo;autres gens  proches. Cela signifie que  le grand débat change.</p>
<p style="text-align: left;">Les volontaires jouent sur deux fréquences, l&rsquo;une, c&rsquo;est la compréhension, la compassion, l&rsquo;aide à l&rsquo;homme en ligne. L’autre, c&rsquo;est la tolérance zéro pour toute attitude violente. Et c&rsquo;est un défi &#8211; être aussi empathique que possible, mais en même temps lui dire que l&rsquo;attitude particulière ou le modèle qu&rsquo;il décrit est effectivement violent, et dépasse les bornes. Le but à long terme est d&rsquo;apaiser leur peur de la thérapie et d&rsquo;abaisser suffisamment leurs défenses pour obtenir de l&rsquo;aide, ce qui naturellement prend plus de temps qu&rsquo;une seule Conversation &#8211; les volontaires s&rsquo;efforcent de bâtir une relation avec l&rsquo;homme en maintenant le dialogue , ce qui est d&rsquo;autant plus important que certains des agresseurs ont eux- mêmes été agressés, ce qui tout naturellement aggrave d&rsquo;autant plus les problèmes de confiance.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>« Je me fais peur »</strong></p>
<p style="text-align: left;">Parfois des hommes appellent et commencent par se poser en victimes, posant leur femme comme l&rsquo;agresseur, ce n&rsquo;est que graduellement qu&rsquo;ils admettent   leur propre attitude violente &#8211; souvent ils la minimisent &#8211; , « j&rsquo; lui ai envoyé quelque chose, mais j&rsquo;l »ai pas touchée . Ça compte pas, n&rsquo;est-ce pas ? » Mais le fait est que, s&rsquo;il appelle notre hotline, cela signifie qu&rsquo;il reconnaît, à un certain niveau, que ce qu&rsquo;il fait n&rsquo;est pas bien. Parfois on appelle pour être rassuré: « mes amis, ou, ma femme m&rsquo;ont dit d&rsquo;appeler parce qu&rsquo;ils disent que j&rsquo;agresse. Mais c&rsquo;est pas vrai, je voudrais bien que vous le confirmiez. » Ou alors ils appellent pour s&rsquo;informer de ce qu&rsquo;on considére comme de l&rsquo;agression: « Est-ce que hurler fait de moi un agresseur ? Et d&rsquo; lui prendre sa carte de crédit? &#8211; j&rsquo;essaie pas de lui faire mal, j&rsquo;essaie de lui apprendre à être plus responsable parce que notre compte joint est à découvert! Elle peut me demander de l&rsquo;argent une fois par mois &#8211; C&rsquo;est ça être violent? » Alors la conversation tourne vers ce qu&rsquo;il y a de violent dans son attitude et autour d&rsquo;autres options pour aborder ce qu&rsquo;il conçoit comme la cause. Les hommes souvent nous appellent avec la requette directe de les aider à résoudre telle ou telle situation ou dilemme sans blesser ni contrôler qui que ce soit.</p>
<p style="text-align: left;">A d&rsquo;autres moments les hommes nous appellent en nous disant, « je suis terrifié par mon sale caractère « , j&rsquo;ai peur de faire mal à quelqu&rsquo;un, aidez moi » ou quelqu&rsquo;un peut nous appeler en disant qu&rsquo;il a peur de se retrouver dans les statistiques des hommes qui frappent leurs partenaires.  » J&rsquo;aime ma femme, j&rsquo;aime mes enfants, je ne veux pas leur faire du mal, je ne sais pas ce qui m&rsquo;arrive ». Parfois ils se replient sur eux-mêmes et nous demandent de promettre que nous ne passerons pas leur confession aux autorités et qu&rsquo;on ne leur prendra pas leurs enfants. Il n&rsquo;est pas question de le faire. Notre but est de forger de la confiance et d&rsquo;amener celui qui téléphone à rechercher une thérapie. Nous serons très francs dans la condamnation ou le contrôle du comportement violent, mais notre but sera aussi de rassurer le gars, sur le fait qu&rsquo;avec nous, il est en toute sécurité, que nous le voyons comme une personne avec un problème qu&rsquo;on peut résoudre, et non comme un monstre ou un assassin en puissance.</p>
<p style="text-align: left;">Beaucoup de ceux qui nous appellent sont poussés pas la douleur et l&rsquo;angoisse. La peur de perdre une relation ou sa famille est aussi un une motivation importante pour s&rsquo;ouvrir à l&rsquo;idée d&rsquo;un traitement possible. Les hommes en Israël, comme dans bien des endroits, sont bien moins enclins que les femmes a chercher à se soigner. Mais la peur de s&rsquo;aliéner leurs enfants ou de blesser émotionnellement et de façon irréparable leurs épouses. &#8211; sans parler de la peur de leur propre violence physique &#8211; permet a beaucoup d&rsquo;hommes de ressentir le besoin de chercher de l&rsquo;aide. Les appels les plus durs viennent souvent d&rsquo;hommes en plein divorce très douloureux, où ils sont confrontés à leurs agissements pour la 1ère fois au grand jour, et qu&rsquo; ils désirent changer pour le meilleur, même si ce n&rsquo;est que pour retenir ou renouer une relation avec leurs enfants. La paternité est un motivateur très puissant.</p>
<p style="text-align: left;">Certains demanderons &#8211;  » eh bien, que faites-vous si quelqu&rsquo;un appelle alors qu&rsquo;il va faire mal à quelqu&rsquo;un ? Ou à lui même? « . Bien qu’on espère que nous n&rsquo;aurons jamais à faire face à cela. Si, Dieu nous en garde, nous avons quelqu&rsquo;un en ligne qui est clairement un risque immédiat pour les autres ou pour lui-même, on agira en accord avec la loi . Mais, Dieu merci, il y a, en Israel, des lignes téléphoniques pour prévenir le suicide, de tels appels ont plus de chances de s&rsquo;y retrouver.</p>
<p style="text-align: left;">Pour nous, notre hotline prouve que si on propose un service d&rsquo;aide aux hommes, ils tendent la main, et çà marche. Il est impossible de voir ce que nous faisons et dire qu&rsquo;on ne peut pas aider ou que les hommes ne veulent pas être aidés. Nous voyons même le nombre d&rsquo;appels augmenter en proportion directe avec nos publicités &#8211; chaque fois que nous faisons passer le mot, les appels augmentent. Cela prendra du temps &#8211; certains hommes peuvent prendre notre numéro et l&rsquo;avoir brûlant dans leur poche pendant des semaines, avant de se résoudre à appeler, mais ils le font. Et de toute notre expérience d&rsquo;années de lutte contre la violence domestique et celle de genre, nous sommes absolument convaincues qu&rsquo;on ne peut vraiment s&rsquo;attaquer à ce problème si l&rsquo;on ne fait que parler des hommes et qu&rsquo;on ne parle pas avec les hommes.</p>
<p style="text-align: left;">Les femmes ont besoin d&rsquo;aide,. Les hommes ont besoin d&rsquo;aide. Les hommes ont besoin qu&rsquo;on leur apprenne à prendre la responsabilité de leur propre violence, et de se trouver de l&rsquo;aide. Et si eux-mêmes sont des victimes, les hommes doivent apprendre à parler entre eux de leur propre violence, discuter de leur attitude avec leurs mentors et leurs amis. Mais pour commencer, ils peuvent nous appeler et parler avec nous.</p>
<p><em>Traduit par Monique Bouaziz et Danielle Lévy </em></p>
<p style="text-align: left;"><em>Article écrit pour Newsweek par Avi</em> <em>MOR  et Malka GENACHOWSKI</em></p>
<p style="text-align: left;"><em>Avi MOR  est conseillère familiale et thérapeute. Elle gère: « WIZO &lsquo;s hotline for men » (hotline WIZO pour les hommes.). Elle facilite les ateliers sur la masculinité et la parentalité.</em></p>
<p style="text-align: left;"><em>Malka GENACHOWSKI est travailleuse sociale, maîtresse de conférences, facilitatrice et thérapeute  ainsi que la directrice actuelle du centre Janet Burros de la WIZO, pour le traitement et la prévention de la violence domestique à Jérusalem.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Journée Internationale pour l&#8217;Elimination de la violence à l&#8217;egard des Femmes</title>
		<link>https://womenalliance.org/fr/journee-internationale-pour-lelimination-de-la-violence-a-legard-des-femmes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Danielle Levy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Dec 2019 11:44:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L’AIF dans le monde]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;occasion de la Journée Internationale pour l&#8217;élimination de la violence à l&#8217;égard des femmes nous avons assisté à deux événements importants: &#160; Le matin, nous avons été invitées par la délégation aux Droits des Femmes du Sénat, à une table ronde sur les violences sexuelles dans les territoires en crise et les zones de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<figure id="attachment_6145" aria-describedby="caption-attachment-6145" style="width: 80px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://womenalliance.org/wp-content/uploads/2019/04/Dr.-Denis-Mukwege-Buvaku.jpg"><img decoding="async" class="size-thumbnail wp-image-6145" src="https://womenalliance.org/wp-content/uploads/2019/04/Dr.-Denis-Mukwege-Buvaku-80x80.jpg" alt="" width="80" height="80" srcset="https://womenalliance.org/wp-content/uploads/2019/04/Dr.-Denis-Mukwege-Buvaku-80x80.jpg 80w, https://womenalliance.org/wp-content/uploads/2019/04/Dr.-Denis-Mukwege-Buvaku-36x36.jpg 36w, https://womenalliance.org/wp-content/uploads/2019/04/Dr.-Denis-Mukwege-Buvaku-180x180.jpg 180w, https://womenalliance.org/wp-content/uploads/2019/04/Dr.-Denis-Mukwege-Buvaku-394x400.jpg 394w, https://womenalliance.org/wp-content/uploads/2019/04/Dr.-Denis-Mukwege-Buvaku-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 80px) 100vw, 80px" /></a><figcaption id="caption-attachment-6145" class="wp-caption-text">Dr. Denis Mukwege Bukavu</figcaption></figure>
<p>A l&rsquo;occasion de la Journée Internationale pour l&rsquo;élimination de la violence à l&rsquo;égard des femmes nous avons assisté à deux événements importants:</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le matin, nous avons été invitées par la délégation aux Droits des Femmes du Sénat, à une table ronde sur les <em>violences sexuelles dans les territoires en crise et les zones de conflits</em>, en présence de Madame Justine Massika Bihamba, fondatrice et présidente de l&rsquo;ONG <em>synergie des femmes pour les victimes de violences sexuelles</em> (SFVS), qui a témoigné.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mesdames <strong>Annick Billon</strong>, Sénatrice de Vendée et <strong>Corine Lepage</strong>, Vice- présidente des constats établis en 2013 par la Délégation aux Droits des Femmes dans son rapport d&rsquo;information <em>Pour que le viol et les violences sexuelles cessent d&rsquo;être des armes de guerre, </em>nous ont rapporté la prise de conscience en 1990, du viol comme arme de guerre pour un nettoyage ethnique et l&rsquo;utilisation de la femme comme esclave de guerre. La famille devait assister au viol, Les jeunes y compris, les jeunes garçons n&rsquo;étaient pas épargnés. Les viols étaient filmés. On menaçait les familles de diffuser ces vidéos en ligne.</p>
<p>Une des causes de l&rsquo;extension de ces viols de guerre c&rsquo;est qu&rsquo;ils atteignaient la société civile avec des conséquences destructrices: les femmes devenaient des mortes vivantes dans une solitude absolue, rejetées par leurs familles, avec leurs enfants. Les hommes devaient partir car ils étaient montrés du doigt pour n&rsquo;avoir pas su protéger leurs familles .Quant aux bourreaux, ils étaient rarement punis.</p>
<p>Cette prise de conscience, et la résolution 1325 <em>Femmes, Paix et Sécurité</em> de l&rsquo;ONU ont amené la délégation à un projet de résolution centrée sur les survivants et les enfants nés du viol.</p>
<p><strong>Céline Bardet</strong>, fondatrice et présidente de <em>We are NOT Weapons of War </em>nous a rappelé qu&rsquo;il n&rsquo;y a ni chiffres, ni études sur ces constats. Les seules choses sont des estimations. On interroge les victimes pour les plaidoyers mais on manque d&rsquo;études globales ,ce qui montre que le sujet n&rsquo;est pas jugé très important, bien qu&rsquo;il devienne plus lisible et plus public. L&rsquo;ONU met beaucoup d&rsquo;argent, mais on se demande où il va et qui il impacte.</p>
<p>Céline Bardet qui est juriste, nous rappelle que le viol est aujourd&rsquo;hui un élément de crime constitutif international, un crime de guerre contre l&rsquo;humanité, et même constitutif de génocide.</p>
<p>Il faut donc une justice plus proactive, il faut écouter les victimes, il faut les aider à porter plainte. il faut aussi les faire participer car ce sont les seules à savoir ce dont elles ont besoin. C&rsquo;est ce qu&rsquo;à compris le docteur Mukwege,  » l&rsquo;homme qui répare les femmes », qui a « mis une grande lumière » sur la RDC ».</p>
<p>La question des réparations fait sens pour les victimes même si cette notion est assez floue car la justice est longue et compliquée. Comment alors accompagner les victimes pendant ce temps? En fait on ne peut rien tant qu&rsquo;elles ne sont pas reconstruites.</p>
<p>Les soignants, le <strong>Professeur Henri-Jean Philippe</strong>, gynécologue, secrétaire général <em>d&rsquo;actions santé femmes</em> (ASF) et <strong>Sophie Martinez</strong>, sage-femme responsable de la mission d&rsquo; ASF en république démocratique du Congo ont alors parlé de cette reconstruction, à Bukavu, qui depuis avril 2019 collabore avec Panzi « ,l&rsquo;hôpital qui répare les femmes » et leur donne des formations en obstétrique, transfère des connaissances aux docteur(e)s et infirmier(e)s pour sécuriser les accouchements dans ces régions où les conditions économiques et géopolitiques sont difficiles, et où les grossesses non désirées sont menées à terme, pour permettre aussi des réparations physiques et psychologiques car les femmes violées sont très abîmées.</p>
<p><strong>Justine Messica Bahamba</strong> nous a rapporté que les femmes abusées et rejetées n&rsquo;ont pas accès aux soins aussi elles essaient de se rassembler dans des structures au Nord Kivu (RDC) où sont pris en charge les enfants nés de ces viols, et on essaie d&rsquo;autonomiser ces femmes en  en faisant des chefs de petites entreprises, ce qui leur permet d&rsquo;engager quelqu&rsquo;un et d&rsquo;épargner, et à leur tour elles peuvent octroyer des crédits à d&rsquo;autres membres du groupe. Elles peuvent faire des projets.</p>
<p>A présent qu&rsquo;elles ont travaillé sur les conséquences de ces violences et de ces guerres elles vont tenter de s&rsquo;attaquer aux causes: ressources naturelles, justice, sécurité ( Plus de 30 groupes armés son actifs dans la région et causent la désolation. Pour eux la femme est inférieure à l&rsquo;homme. Ce travail se fait sur le terrain. Il faut maintenant le faire au niveau national et international. Le Sud Kivu, proche, est différent du Nord Kivu, il y a des problèmes de compréhension entre les deux, mais certaines autorités les écoutent, notamment sur le problème des enfants.</p>
<p>Un plaidoyer a été fait pour le fond de réparation, mais sur 100 € mobilisés l&rsquo;administration en prend 60 % il ne reste que cinq ou 10 € pour chaque victime, alors que les Nations Unies s&rsquo;imaginent qu&rsquo;elles reçoivent 90 % de ce qui est mobilisé. La procédure devrait changer mais s&rsquo;il y a des avancées, elles ne sont pas rapides. Des chefs rebelles ont été condamnés mais il y a encore beaucoup à accomplir.</p>
<p><strong>Fanny Benedetti, </strong>Directrice exécutive d&rsquo;ONUfemmes France, a fait remarquer que si Justine a souligné la reconstruction par la responsabilité économique des femmes, Il y a une diversité de réponses complémentaires. Le bilan fait récemment par le secrétaire général de l&rsquo;ONU est très contrasté, pas positif. » Le contraste entre rhétorique et réalité est frappant » a-t-il fait remarquer. Il n&rsquo;est pas assorti de mesures concrètes. Il est    insuffisant pour que les femmes puissent reprendre vie civile et vie familiale correcte. Seules 50 % de ses recommandations sont mises en œuvre ou sont en cours, ou sont incomplètes. 10 % n&rsquo;ont pas du tout progressé. Leur succès est dû soit aux dotations financières, ou à l&rsquo;obligation ou non de rendre des comptes. La redevabilité est très insuffisante.</p>
<p>Sur les résolutions mises en œuvre en 2018 moins de 20 % contiennent des références spécifiques aux groupes de femmes et aux lanceuses d&rsquo;alertes et 0,2% de l&rsquo;aide bilatérale aux situations de crises ou de conflits va aux femmes. Seulement 41 % des états ont adopté le genre dans le 1325.</p>
<p>Des protocoles de réponses ont été mis en place dans certains pays comme la Côte d&rsquo;Ivoire ou le Nigéria</p>
<p>Il est nécessaire aussi de <u>nommer les choses</u> comme par exemple, de qualifier le viol comme une <em>arme de guerre</em>. il faut connaître pour agir donc pour orienter les moyens humains et financiers. Il faut des statistiques, donc des fonds. On a aussi besoin de justice.</p>
<p>Le Sénat ne peut proposer de loi, aussi il utilise des propositions de résolutions comme contre le mariage des enfants. 36 membres hommes et femmes sont-investis de ce problème au Sénat. Dans le cadre des enfants nés de viols et sans identité, le nord Kivu les enregistre depuis trois ans.</p>
<p>Une série de questions-réponses a suivi ces présentations</p>
<p>Le second événement, était une conférence à l&rsquo;AFD (Agence Française de Développement): <em>la lutte contre les violences faites aux femmes: Un enjeu mondial pour l&rsquo;égalité. </em>En présence du <strong>Docteur Denis Mukwege</strong>, gynécologue, Prix Nobel de la Paix 2018 et de Rémy Rioux Directeur Général de l&rsquo;AFD. Madame Marlène Schiappa, Secrétaire d&rsquo;État chargé de l&rsquo;égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations en France, devait aussi participer malheureusement d&rsquo;autres obligations l&rsquo;ont appelée ailleurs.</p>
<p><strong>Virginie Leroy</strong>, modératrice de la séance nous a rappelé qu&rsquo;une femme sur trois subit des violences physiques ou sexuelles. Que seulement 52 % des femmes prennent seules leurs décisions, que bien des femmes sont victimes de la traite, bien des filles sont mariées avant 18 ans et beaucoup d&rsquo;entre elles sont exploitées sexuellement.</p>
<p>Des initiatives citoyennes, et certains états ont pris conscience de cet état de fait comme le docteur Mukwege qui a eu le prix Nobel pour « mettre les femmes à l&rsquo;abri de la violence ».</p>
<p><strong>Mr Rémy Roux </strong>fondateur de l&rsquo;AFD une association de femmes juristes qui accompagnent les femmes : « preuve de l&rsquo;engagement très concret de l&rsquo;égalité femmes/hommes en France » estime qu&rsquo;il faut inscrire le Grenelle contre les Violences Conjugales, à l&rsquo;international. La France s&rsquo;y engage. C&rsquo;est un des grands thèmes du G7 dans l&rsquo;égalité entre les femmes et les hommes. L’AFD s&rsquo;engage à verser des fonds pour aider les femmes en Afrique. La dimension femmes/hommes est un marqueur important de l&rsquo;agence qui travaille avec un maximum d&rsquo;acteurs français et africains pour changer les normes et les esprits in fine.</p>
<p>A la <strong>question de la modératrice</strong>: Il y a 5 ans on discutait sur l&rsquo;éradication des mutilations génitales. 5 ans plus tard quels progrès réussis sur cette cause ? le <strong>Docteur Mukwege</strong> a répondu que ces pratiques misogynes qui passent par les mariages forcés ou d&rsquo;enfants, les trafics d&rsquo; êtres humains, les soi-disant crimes d&rsquo;honneurs, le viol, ont fait quelques progrès encore fragiles. Il y a un repli révoltant sur les droits sexuels et reproductifs. On a refusé la santé de la reproduction, un des plus grands progrès acquis, or ils doivent être réaffirmés aujourd&rsquo;hui pour être renforcés demain. Réaffirmés pour être sûrs. Les soulèvements sont les résultats des discriminations.</p>
<p>Nombres de femmes ont été tuées. Combien de violences ont-elles subies avant d&rsquo;être tuées. La violence est là tous les jours mais il y a le tabou du silence. Partout où insécurité et stabilité prévalent, il y a conflit, Avec les mêmes conséquences dévastatrices.</p>
<p>Toutes ces femmes parlent le même langage, qui montre que c&rsquo;est notre humanité qui est violée: viols massifs, méthodiques, systématiques, viols collectifs publics sur leurs filles et leurs soeurs. Toute la famille est traumatisée, ce qui amplifie encore le nombre de victimes.</p>
<p>Les groupes armés ont leurs méthodes. Les femmes en sont en majorité les victimes, mais aussi les hommes les enfants. Ces viols sont planifiés par les supérieurs hiérarchiques, responsables mais  par les lésions que les victimes portent, on sait quel groupe est responsable.</p>
<p>Suite à un lavage de cerveau, Les jeunes garçons vont faire le travail des bourreaux. Traitement dégradant sur le corps des femmes: Introduction d&rsquo;objets tranchants ou contondants &#8211;  Elles n&rsquo;auront plus d&rsquo;enfants après. Passage de maladies: elles deviennent, à leur tour, réservoirs de virus qu&rsquo;elle propagent autour d&rsquo;elles, et passent aussi à leurs enfants. C&rsquo;est un traumatisme psychologique, qui va créer des souffrances pour des années, avec perte d&rsquo;estime de soi, c&rsquo;est à dire d&rsquo;identité individuelle. C&rsquo;est aussi un traumatisme pour tout le village. Les femmes sont violées en public, donc le pasteur ne peut plus parler de Dieu. Il y a destruction du tissu social. Il n&rsquo;y a plus de projet commun donc plus de communauté. Les femmes doivent quitter la communauté qui les rejette, Les enfants nés du viol, « les serpents  » portent l&rsquo;étiquette « ennemi » et ne sont pas acceptés. Les hommes aussi vont porter ces marques, car ils n&rsquo;ont pas su protéger les femmes, ils doivent partir et c&rsquo;est un départ massif. De plus En Afrique ce sont les femmes qui portent l&rsquo;économie, si elles deviennent malades il y a destruction du tissu économique.</p>
<p>Ce n&rsquo;est plus une simple crise humanitaire mais une crise de notre humanité:</p>
<p>Au Soudan il y a eu nettoyage ethnique. En Irak et en Syrie des ventes de femmes comme esclaves avec viols filmés et envoyés aux familles pour stopper leur résistance. Au Kosovo des fillettes de 7 ans ont été violées et leurs cris enregistrés et envoyés à leurs proches.</p>
<p>Notre responsabilité à nous tous est de s&rsquo;occuper des femmes. Le problème va plus loin que de s&rsquo;occuper des blessures.</p>
<p>A Pansi, on fait un accompagnement personnalisé, avec accès gratuit à la justice. On insère la santé mentale. Cette stratégie vise à transformer la souffrance en outil, Les femmes deviennent alors de véritables modèles elles organisent des associations dans le village pour que les autres ne souffrent pas comme elles. Aujourd&rsquo;hui elles se sont rendu compte qu&rsquo;il fallait faire connaître ces choses au delà des frontières. Pour le Docteur, briser le silence permet de basculer la haine de la victime vers le bourreau.</p>
<p>Le gros problème est celui de la réparation lorsqu&rsquo;elles ont gagné leur procès. Elles ne sont pas payées, et de plus, le viol est difficile à décrire à la justice qui veut des preuves, or comment apporter des preuves? Le docteur Mukwege pense qu&rsquo;elles devraient bénéficier d&rsquo;une prise en charge pour se réinsérer dans la société.</p>
<p>Il a apprécié que le G7 ait réuni des spécialistes pour voir les lois progressistes. Parmi les 79 lois considérées comme progressistes, et concernant la violence de genre, assurer l&rsquo;éducation de tous et intégrer l&rsquo;égalité des femmes dans la législation publique,   il a été demandé aux différents pays d&rsquo;en adopter au moins une.</p>
<p>Il a été aussi fait, au Conseil de Sécurité, une première résolution pour les enfants sans identité, et une qui fait progresser l&rsquo;approche vers les victimes.</p>
<p>Pour terminer le docteur Mukwege a lancé un appel aux hommes: Les femmes ont fait bouger les lignes,   après la deuxième guerre mondiale, a-t-il dit, car elles se sont battues pour leurs droits. Que font les hommes pour faire avancer sur ce chemin d&rsquo;égalité femmes/ hommes. On le fait aussi pour nous, car nos conditions d&rsquo;hommes y gagneront aussi, et il ne faut pas porter les garçons au pinacle, car on pousse à cette vision des garçons.</p>
<p>Une table ronde, <em>comment lutter efficacement contre les violences sexuelles en zones de conflits en proposant un accompagnement pluridisciplinaire/ un guichet unique/ un ensemble de services aux victimes?</em> de 3 spécialistes de la prise en charge des violences sexuelles, a suivi ce terrible plaidoyer.</p>
<p><strong>Madame Aurélie Belliot</strong>, Vice-procureur au Pôle Crime contre l&rsquo;Humanité du Parquet National Antiterroriste du Tribunal de Grande Instance de Paris, nous a expliqué que ce tribunal ne peut poursuivre dans le cadre de conflits armés à l&rsquo;étranger, sauf s&rsquo;il y a gravité exceptionnelle sur la dignité de la victime, et aussi, sous l&rsquo;angle des crimes contre l&rsquo;humanité, dont le viol fait partie et s&rsquo;il est commis par un groupe concerté en attaque systématique et qu&rsquo; il y a caractère massif et méthodique de ces viols. En ce qui concerne les conflits armés, le viol est considéré comme circonstance aggravante car conçu comme arme de guerre avec le désir de marquer les victimes. Quant un génocide est commis, est considéré comme auteur celui qui commet mais aussi, celui qui fait commettre. Cet Office central de lutte contre les crimes contre l&rsquo;humanité et les crimes de guerre, voit une explosion du nombre de dossiers car il y a une grande diversification des zones de conflits armés. ( Rwanda, Tchad, Libye, Afghanistan, Irak, Sri Lanka&#8230;.) Les faits sont signalés par des plaintes d&rsquo;autorités administratives. Parfois aussi, on part d&rsquo;un bourreau en France et on retrouve son pays. Il est difficile de collecter des preuves et des témoignages. Il y a des zones où on ne peut se rendre (encore en guerre, ou état qui refuse). Les acteurs de terrain sont essentiels pour orienter les victimes.</p>
<p>Le bilan de la violence sexuelle est en demi-teinte, car ces crimes ressortent peu et les victimes ont du mal à en parler. Il faut aussi les accompagner et les prendre en charge.</p>
<p><strong>Delphine Carlens </strong>Responsable du bureau Justice Internationale, Fédération Internationale des Droits de l&rsquo;Homme, a expliqué l l&rsquo;accompagnement des victimes:</p>
<p>Actions judiciaires contre la violence avec engagement d&rsquo;activer les procédures judiciaires</p>
<p>Plaidoyer de sensibilisation car il y a absence de volonté politique des états concernés et présence de présumés coupables à des postes de hauts niveaux</p>
<p>Combat pour la justice et la réparation aux victimes devant les juridictions nationales, régionales, Internationales ou hybrides.</p>
<p>Soutien aux victimes dans leur quête de justice et de réparation. Au Mali une plainte a été déposée contre 15 auteurs présumés, l&rsquo;un des auteurs est un ancien commissaire de Tombouctou qui a été inculpé. Accompagnement de femmes Yézidi qui se sont exilées</p>
<p>Au-delà du soutien judiciaire ils offrent aussi, un soutien social, économique et psychologique (en Guinée Conakry on accompagne des gens séquestrés. Ceci a mis en lumière l&rsquo;insuffisance de l&rsquo;assistance sociale là-bas.)</p>
<p><strong>Pauline de La Cruz:</strong> Présidente de l&rsquo;association Batik International nous a fait part de ce qui se passe en Égypte, qui n&rsquo;est pas en conflit, mais où se passent un certain nombre de choses parfois tues, donc invisibles.</p>
<p>Les statistiques sont alarmantes. Il y a Impunité et banalisation de la violence, harcèlement sexuel dans l&rsquo;espace public: 80 % des femmes déclarent avoir été harcelées dans l&rsquo;espace public, la violence touche les femmes partout en Égypte. Ceci est peu conceptualisé car elles ne pensent pas être victimes. On considère que cela doit rester dans la famille. Elles pensent que si elles portent plainte cela n&rsquo;aboutira pas, car on les renvoie alors en disant qu&rsquo;elles trouveront un moyen de s&rsquo;arranger avec leur mari. Il faut amener à changer les mentalités.</p>
<p>70 % des femmes sont aussi victimes d&rsquo;excision et 50 % des femmes ont déclaré qu&rsquo;elles sont victimes de violences physiques au foyer.</p>
<p>Une association intervient dans un quartier précaire du Caire et propose la prise en charge médicale juridique et psychologique ainsi qu&rsquo;une assistance jusqu&rsquo;à l&rsquo;autonomie économique des victimes. Elle s&rsquo;appuie sur les femmes leaders de la ville qui ont la confiance des victimes et réussissent à leur redonner confiance en elles-mêmes. Malheureusement en Égypte on ne peut accueillir les femmes qu&rsquo;en accueil de jour, Celui-ci propose un espace de parole, élément clé des parcours de ces femmes, qui ont la crainte de ce qui va arriver en cas de divorce. Là, on les amène à l&rsquo;autonomie pour qu&rsquo;elles puissent décider si elle vont quitter leurs foyers.</p>
<p>Mais cela ne suffit pas, il faut à présent préparer des séances de sensibilisation pour pères, frères , communauté et leaders religieux, qui ne sont pas encore prêts à accepter cela. Leur faire comprendre que leurs femmes ont des droits, et que la violence n&rsquo;est pas quelque chose de normal.</p>
<p>Pour ce qui est des traumatismes des enfants, plusieurs militantes sont en prison car elles ont dénoncé des situations de violence. Il leur faut trouver des alliances pour dénoncer ces situations et trouver les responsables.</p>
<p>Une série de questions réponses a clôturé la séance.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Danielle Levy  et Monique Bouaziz</p>
<p>28 Novembre 2019</p>
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		<title>A propos de la politique féministe du G7</title>
		<link>https://womenalliance.org/fr/a-propos-de-la-politique-feministe-du-g7/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Danielle Levy]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Sep 2019 17:08:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L’AIF dans le monde]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le sommet 2019 du G7, présidé par la France, s&#8217;est tenu à Biarritz du 24 au 26 Août. Comme le Canada, qui a présidé en 2018, Mr Macron, Président de France avait promis de faire de l&#8217;égalité femmes/ hommes une grande cause mondiale. Le G7 était une parfaite occasion de transformer les mots en action [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le sommet 2019 du G7, présidé par la France, s&rsquo;est tenu à Biarritz du 24 au 26 Août. Comme le Canada, qui a présidé en 2018, Mr Macron, Président de France avait promis de faire de l&rsquo;égalité femmes/ hommes une grande cause mondiale. Le G7 était une parfaite occasion de transformer les mots en action mais ce fut pas le cas, même si un certain nombre d&rsquo;engagements ont été pris. Les associations féministes sont déçues de ce qu&rsquo;il ait priorisé le consensus et que les engagements concrets d&rsquo;une politique féministe aient été très limités.</p>
<p>Les pays du G7 et  les pays invités se sont engagés à faire adopter l&rsquo;idée que leur pays doivent adapter leurs lois et leur nouvelles politiques aux droits des femmes. Beaucoup de déclarations du G7 font référence à l&rsquo;autonomie des femmes et à l&rsquo;égalité femmes/ hommes, cependant il n&rsquo;y a pas d&rsquo;engagement pour des fonds adéquats, ni pour un calendrier de mise en œuvre.</p>
<p>La France a maintenu les structures pour faire avancer l&rsquo;égalité femmes/ hommes ainsi que le Conseil Consultatif créée pour la  faire  avancer.</p>
<p>Pour soutenir la fondation des lauréats du prix Nobel, Nadia Murad et Denis Mukwedge il a été promis 6,2 millions d&rsquo;euros. Une initiative pour promouvoir l&rsquo;entreprenariat des femmes en Afrique a aussi été lancée.</p>
<p>Une promesse a été faite, celle-ci avec un calendrier: que les pays du G7 s&rsquo;engagent à augmenter le nombre de femmes qui accéderont aux formation techniques et professionnelles à l’horizon 2030.</p>
<p>Il y a eu aussi quelques renouvellements de propositions de fonds pour la lutte contre le sida, la tuberculose et la malaria.</p>
<p>Le Women Seven (W7) pense qu&rsquo;on aurait pu faire mieux dans les négociations notamment, puisque, pour être entrepreneure une femme doit avoir accès à la santé et à l&rsquo;éducation, hors ces éléments furent secondaires lors de ce colloque. Elles ont aussi déploré de n&rsquo;avoir pas eu de place à ce Sommet.</p>
<p>Une question importante n&rsquo;a pas non plus été posée: comment rendre les états responsables de leurs engagements.</p>
<p>Le désir annoncé de Monsieur Macron de mettre en œuvre une diplomatie féministe et de faire de l&rsquo;égalité femmes/ hommes une priorité n&rsquo;a pas vraiment été mise en œuvre.. Nous espérons qu&rsquo;il sera beaucoup plus féministe en 2020 quand la France recevra le forum Génération Egalité pour marquer le 25e anniversaire de la déclaration et de la plate-forme d&rsquo;action de Beijing.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Danielle Lévy</p>
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		<title>LA LETTRE DE LA PRESIDENTE EDUCATION ET EGALITE FEMMES- HOMMES DECEMBRE 2018</title>
		<link>https://womenalliance.org/fr/la-lettre-de-la-presidente-education-et-egalite-femmes-hommes-decembre-2018/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Danielle Levy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Jan 2019 11:12:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Introduction: Cet essai a pour but une vue générale sur la situation actuelle de l&#8217;égalité femmes- hommes en éducation et la façon d&#8217;améliorer les disparités de genre dans le domaine de l&#8217;éducation, au niveau international et national. Cet essai se concentre sur le niveau international et national.Il s&#8217;intéresse aux mécanismes internationaux et nationaux de la [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Introduction:</p>
<p>Cet essai a pour but une vue générale sur la situation actuelle de l&rsquo;égalité femmes- hommes en éducation et la façon d&rsquo;améliorer les disparités de genre dans le domaine de l&rsquo;éducation, au niveau international et national. Cet essai se concentre sur le niveau international et national.Il s&rsquo;intéresse aux mécanismes internationaux et nationaux de la responsabilité des gouvernements, sur l&rsquo;activisme de la société civile et sur les plans d&rsquo;éducation crédibles.</p>
<p>1- Situation actuelle:</p>
<p>L’UNICEF a souligné que l&rsquo;éducation offre aux enfants un moyen de sortir de la pauvreté et une ouverture pour un futur prometteur. Cependant, Environ 264 millions d&rsquo;enfants et d&rsquo;adolescents n&rsquo;ont pas l&rsquo;opportunité d&rsquo;aller à l&rsquo;école ou de terminer leur scolarité. Ils en sont empêchés par pauvreté, discrimination, conflits armés, ou d&rsquo;autres urgences.</p>
<p>Selon l&rsquo;UNESCO 63 millions d&rsquo;enfants en   âge d&rsquo;aller au primaire (6-11 ans) n&rsquo;y ont pas accès. Parmi ceux-ci 34 millions sont des filles. En 2000, 58 % des 100 millions d&rsquo;enfants non scolarisés étaient des filles. En 2016 ce pourcentage est tombé à 54% ce qui signifie que 10 % des filles en âge du primaire ne vont pas à l&rsquo;école, par comparaison aux 8 % de garçons. De plus cette moyenne générale ne montre pas les différences au niveau régional et par pays.</p>
<p>Les filles en âge du primaire présentent un désavantage dans la plupart des régions sauf en Amérique latine, aux Caraïbes, en Europe et en Amérique du Nord où ce sont les garçons qui sont la plupart du temps non scolarisés. En 2016 le quota de garçons non scolarisé était de 4,1 % (1,4 million) alors que celui des filles était de 3,4 % (1,1 million). En Amérique latine et aux Caraïbes en 2016 le quota de garçons non scolarisés était de 5,5 % (1,7 million) quand celui des filles était de 4,4 % (1,3 million). En Asie, les filles ont encore plus de problèmes pour fréquenter l&rsquo;école. Ainsi, en 2016, en Asie du Sud 6,4 % (5,6 millions) des filles n&rsquo;allaient pas à l&rsquo;école, comparé au quota des garçons de 4,9 % (4,7 millions). L&rsquo;Afrique Subsaharienne est la région qui a les plus grandes disparités de genre. Il y a 56 % d&rsquo;enfants et 53 % de jeunes non scolarisés. En Afrique du Nord et en Asie de l&rsquo;Ouest 12 % de filles ne vont pas à l&rsquo;école comparé aux10 % de garçons. Dans les neuf pays qui suivent, le quota des filles non scolarisées est au moins supérieur de 10% à celui des garçons: Angola, Bénin, République Centrafricaine, Tchad, Guinée, Nigéria, Pakistan, Sud Soudan et Yémen. De plus, plus de la moitié des filles d&rsquo;âge primaire ne vont pas à école en Érythrée, Guinée équatoriale, Libéria et au Sud Soudan.</p>
<p>Au niveau global, les quotas entre les femmes et les hommes non scolarisés, sont pratiquement identiques. Pourtant cette moyenne ne prend pas en compte les différences entre les régions. Par exemple en Afrique du Nord et en Asie de l&rsquo;Ouest 16 % des adolescentes sont encore exclues du système scolaire en comparaison des 11 % de garçons, alors qu&rsquo;en Afrique Subsaharienne le pourcentage d&rsquo;exclusion est de 39 % comparé aux 35 % de garçons En Amérique latine, aux Caraïbes, en Asie du Sud, en Europe et en Amérique du Nord ce sont les adolescents qui sont désavantagés dans leur cursus scolaire. En Europe et en Amérique du Nord en 2016 le pourcentage de garçons (d&rsquo;âge, début du secondaire) était de 2,4 % (0,5 millions) par rapport aux 1,9 %(0,4 millions) de filles. En Amérique latine et dans les Caraïbes le pourcentage de garçons non scolarisés était de 7,9 % (1,5 million) tandis que celui des filles était de 7,2 % (1,3 million). En outre en Asie du Sud le quota des garçons scolarisés était de 18,3 % (10,2 millions) et celui des filles de 15,9 % (8 millions). De plus en Asie de l&rsquo;Est et du Sud-Est le taux de garçons non scolarisés était plus élevé 9,3 % (4,4 millions) que celui des filles 8,6 % (3,6 millions). L&rsquo;Océanie se rapproche plus de l&rsquo;égalité garçons-filles pour les enfants en âge de fréquenter les classes les plus basses du secondaire.</p>
<p>Contexte politique et juridique:</p>
<p>La communauté internationale s&rsquo;est engagée à réaliser l&rsquo;égalité entre les femmes et les hommes depuis la création des Nations Unies. Le premier chapitre de la Charte des Nations Unies déclare qu&rsquo;un des objectifs de l&rsquo;organisation est de réaliser une coopération internationale en promouvant et en encourageant le respect des droits humains et des libertés fondamentales de tous, sans distinction de race, de sexe ,de langage ni de religion (Nations Unies &#8211; 1945). Depuis la formulation de la charte des Nations unies Les pays ont accru leur engagement politique et juridique en faveur de l&rsquo;égalité des sexes en éducation.</p>
<p>L&rsquo; ordre du jour de 2030 pour le Développement Durable demande aux pays de prendre en compte l&rsquo;égalité des sexes dans chacun des 17 objectifs du Développement Durable (ODD). De tous ces objectifs, L&rsquo;ODD 4 sur une éducation de qualité et l&rsquo;ODD 5 sur l&rsquo;égalité des sexes insistent sur la qualité en éducation. L&rsquo;ODD 4 exige une éducation inclusive et équitable de bonne qualité et l&rsquo;ODD5 a pour but l&rsquo;égalité femmes-hommes et l&rsquo;autonomisation les femmes et des filles. L&rsquo;objectif de l&rsquo;ODD5 inclut l&rsquo;élimination de toutes les formes de discrimination, de violence de genre et du mariage d&rsquo;enfants. Il inclut la participation des femmes à tous les niveaux de décision et prévoit l&rsquo;accès universel aux services de l&rsquo;éducation sexuelle et reproductive.</p>
<p>Le cadre d&rsquo;Action de l&rsquo;Education 2030, ligne directrice internationale de la communauté pour la réussite de l&rsquo;ODD 4, déclare que l&rsquo;égalité de genre est fondamentale si le droit à l&rsquo;éducation est étendu à tous. Selon ce cadre, les gouvernements doivent promouvoir des politiques sensibles au genre dans leurs plans et leurs environnements   éducatifs, ce qui implique d&rsquo;éliminer la discrimination et la violence de genre et de procurer formation et aide aux enseignants par la possibilité d&rsquo;une éducation sensible à l&rsquo;égalité femmes- hommes. Il est cependant important de se rappeler que l&rsquo;agenda 2030 n&rsquo;est pas légalement contraignant.</p>
<p>Les obligations légales des états sur l&rsquo;éducation dérivent des traités internationaux légalement contraignants, qui soulignent les responsabilités des gouvernements au respect, à la protection et au droit à l&rsquo;éducation. Les états doivent s&rsquo;abstenir de violer le droit à l&rsquo;éducation. La protection du droit à l&rsquo;éducation indique que les états doivent assurer que des tierces parties n&#8217;empêchent pas l&rsquo;accès égal à l&rsquo;éducation et sa pleine jouissance . De plus le respect du droit à l&rsquo;éducation impose aux états d&rsquo;adopter des mesures législatives, administratives, budgétaires, judiciaires et autres pour la pleine réalisation de ce droit. Tous les pays ont ratifié au moins un traité qui protège les droits à une protection de l&rsquo;éducation.</p>
<p>Trois traités mondiaux sont vraiment importants pour l&rsquo;égalité de genre en éducation. Le premier est la Convention sur l&rsquo;Elimination de Toutes les Formes de Discrimination Envers les Femmes de 1979 (CEDEF). Ce traité est considéré comme le traité le plus spécifique et le plus valable on ce qui concerne les obligations légales des états sur l&rsquo;égalité de genre dans l&rsquo;éducation. L&rsquo;article 10 de la CEDEF souligne les obligations et établit des normes acceptables, telles que l&rsquo;égalité d&rsquo;accès à l&rsquo;éducation et à une éducation de qualité, la réduction du taux d&rsquo;abandon féminin, et des programmes pour les femmes et les filles qui ont quitté l&rsquo;école prématurément ainsi qu&rsquo;un accès à une information éducative sur la santé et le planning familial; quant à l&rsquo;article 16, il interdit les mariages d&rsquo;enfants. Cependant si 189 états ont ratifié la CEDEF, bien des pays ont émis des réserves, ce qui minimise leur engagement au traité.</p>
<p>Deuxièmement: la Convention concernant la lutte contre la discrimination dans l&rsquo;Enseignement (CADE) est le seul traité spécialisé dans le domaine de l&rsquo;éducation. Il est aussi considéré comme le traité le plus complet en ce qui concerne la discrimination en éducation. La CADE interdit toutes formes de discrimination et cela inclut le genre. De plus, elle se concentre sur la discrimination, aussi bien en accès qu&rsquo;en qualité d&rsquo;éducation.</p>
<p>Troisièmement : les articles 13 et 14 du Pacte International relatif aux Droits Economiques, Sociaux et Culturels (CIEDSC) sont souvent reconnus comme à la base du droit légal à l&rsquo;éducation. Le comité de surveillance du traité a souligné les pratiques des états, nécessaires au changement pour éliminer les discriminations, ce qui demande une grande surveillance ainsi que des données ventilées pour identifier les sortes de discriminations énoncées à l&rsquo;article 13.</p>
<p>Comment atteindre l&rsquo;Égalité femmes-hommes en éducation?</p>
<p>Bien que les états acceptent en principe la responsabilité de garantir le droit à l&rsquo;égalité femmes &#8211; hommes en éducation, des pratiques discriminatoires basées sur le genre existent encore. ONGs et citoyen(e)s peuvent se servir des lois internationales et nationales et des filières de la société civile pour se faire entendre et faire prendre aux gouvernements leurs responsabilités. Les filières internationales et nationales sont associées aux organes conventionnels de Droits Humains, aux parlements et aux institutions indépendantes tandis que les filières de la société civile impliquent les groupes de la société civile; y compris ceux qui s&rsquo;occupent des problèmes de droits des femmes.</p>
<p>3.1 Mécanismes internationaux qui peuvent mettre les gouvernements devant leurs responsabilités:</p>
<p>Les gouvernements peuvent être tenus pour responsable dans deux types de cas en  ce qui concerne les traités. Premièrement, les parties autorisées peuvent être en mesure d&rsquo;apporter leurs plaintes directement au Comité qui s&rsquo;occupe du suivi du traité. Deuxièmement, on peut demander aux parties tierces de demander au Comité un rapport sur les progrès du respect des engagements.</p>
<p>D&rsquo;autre part, il est possible de demander aux parties tierces d&rsquo;informer le Comité lors du processus d&rsquo;examen d&rsquo;un pays.</p>
<p>La meilleure façon de tenir les gouvernements pour responsables de leurs engagements en ce qui concerne l&rsquo;éducation, c&rsquo;est le dépôt de plaintes, de communications, de pétitions, de réclamations par toute personne qui se sent atteinte dans ses droits par un état. Les comités de surveillance de CEDEF, PIDESC et CADE ont des mécanismes de dépôt de plaintes.</p>
<p>Le Comité sur l&rsquo;Elimination de toute Discrimination Envers les Femmes surveille la mise en œuvre de la CEDEF, ce qui signifie que ce comité est l&rsquo;Organe des traités de l&rsquo;ONU le plus susceptible de recevoir un dépôt de plainte sur l&rsquo;inégalité femmes -hommes en éducation. Bien que les organes de traités de l&rsquo;ONU aient eu à gérer un petit nombre de plaintes ou de communications sur le droit à l&rsquo;éducation, aucun des organismes de traités n&rsquo;a encore statué sur un cas concret de discrimination de genre en éducation. Cependant le Comité de la CEDEF a adopté des décisions concernant l&rsquo;égalité filles- garçons en éducation.</p>
<p>Les pays doivent présenter un rapport périodique sur les mesures prises pour répondre à leurs obligations. Lors du dernier rapport de la CADE qui a eu lieu en 2013, 40 sur 50 des pays ont informé de changements politiques importants. Par exemple, au Bahreïn, des écoles maternelles ont été ouvertes en centres d&rsquo;éducation continue, pour offrir un espace de garde d&rsquo;enfants tandis que les parents poursuivaient leurs études. Au Bangladesh, le programme allocation femme a été étendu à l&rsquo;enseignement secondaire supérieur, permettant ainsi aux 3.9millions d »étudiantes de recevoir une allocation pour prolonger leur éducation.</p>
<p>De plus les organisations non-gouvernementales (NGOs) ont reçu la possibilité, lors des examens par pays, de soumettre des informations sur les violations aux droits commis par les états. Les rapports des ONGs. sont dits rapports alternatifs ou parallèles et ils apportent la parole locale dans l&rsquo;arène internationale.</p>
<p>Dans l&rsquo;ensemble, les multiples voies offertes par les traités internationaux sont sous- utilisées pour ce qui est de rendre les pays responsables de l&rsquo;égalité femmes &#8211; hommes en éducation. Bien que l&rsquo;absence d&rsquo;une autorité d&rsquo;exécution des lois limite la quantité des rapports nationaux sur les objectifs des traités, la pression normative pour assurer les engagements a permis des progrès dans certains pays. Ainsi, des citoyens et les organisations de la société civile peuvent utiliser plus souvent ces mesures pour souligner des exemples de discrimination et de ségrégation puisque des recommandations du comité et la surveillance du public peuvent inciter les gouvernements à agir.</p>
<p>3.2 Mécanismes nationaux pouvant tenir les gouvernements pour responsables:</p>
<p>Des institutions indépendantes peuvent aussi présenter d&rsquo;autres voies aux citoyen(e)s et contribuer aux plaintes. les Institutions Nationales de droits humains (INDH)et leurs bureaux de médiateurs sont assignés à signaler les plaintes qui impliquent des violations de droits humains et à recommander des remédiassions. En 2010, 118 pays avaient des bureaux de médiation. Ainsi, en Finlande le Médiateur pour l&rsquo;Egalité supervise la conformité à la loi sur l&rsquo;Egalité entre les femmes et les hommes. Le bureau du médiateur finnois étudie les enquêtes et les plaintes de genre touchant l&#8217;emploi, l&rsquo;éducation, le logement et les services. De plus les audits de genre, faits par les institutions d&rsquo;audits indépendants peuvent aussi ajouter à la pression exercée sur les gouvernements.</p>
<p>3.3 L’activisme de la Société Civile:</p>
<p>Les systèmes de responsabilisation, y compris les mouvements de la société civile fournissent un boulevard aux citoyens pour des dépôts de plaintes. Les activistes de bien des pays ont joué un grand rôle dans la tenue de leurs gouvernements pour responsable de leurs engagements.</p>
<p>Des campagnes pour les droits des femmes sont souvent organisées par les ONGs, parfois avec les gouvernements et les autorités locales. Par exemple, en Afghanistan, au Népal et au Pakistan le support de chefs religieux et locaux à aidé à changer les attitudes de leur communautés envers les droits à l&rsquo;éducation des filles.</p>
<p>Les progrès peuvent encore être accélérés par des ONGs internationales axées sur l&rsquo;égalité des sexes. Quelques exemples de ces ONGs et de leurs campagnes se trouvent être: la Campagne pour l&rsquo;Education des Filles et MenEngage Alliance and women Deliver. De plus la campagne HeforShe lancée par ONU -femmes en 2014 est axée sur l&rsquo;engagement des hommes à devenir des agents de changement et à aider à parvenir à l&rsquo;égalité des sexes en éducation. Cette campagne a aussi développé des programmes destinés à lutter contre la violence sexiste dans les universités.</p>
<p>Les médias sociaux sont de plus en plus utilisés pour attirer l&rsquo;attention sur les problèmes de genre, la responsabilité des gouvernements et des autres parties prenantes et à donner de la visibilité à la société civile. L&rsquo;activisme Hashtag peut aussi aider à porter à la conscience mondiale, les problèmes locaux. Ainsi, la campagne #BringBackOurGirls à porté l&rsquo;attention sur le kidnapping de plus de 250 élèves du secondaire,   dans l&rsquo;État de Borno au Nigéria en 2014.</p>
<p>3.4 Plans d&rsquo;éducation crédibles:</p>
<p>Les gouvernements ont des obligations politiques et légales et mettent en œuvre la politique éducative, dans la limite de leurs ressources.</p>
<p>Les gouvernements sont tenus de protéger le droit à l&rsquo;égalité de genre en éducation et de fournir des services éducatifs équitables en genre.</p>
<p>Il n&rsquo;y a pas de façon unique pour les gouvernements, d&rsquo;assurer l&rsquo;égalité femmes-hommes en éducation. Il est aussi important de se rappeler que les gouvernements ne sont pas des acteurs uniformes, ils se composent de plusieurs secteurs, départements, niveaux et autorités ayant des niveaux variés de capacité. De plus, les états fragiles, post &#8211; conflit et post- reconstruction sont, en général, dans une position de plus grande faiblesse pour adopter et appliquer ces politiques.</p>
<p>Pour la responsabilisation des promesses des gouvernements sur l&rsquo;égalité de genre en éducation, un instrument clé se trouve être dans des plans d&rsquo;enseignement crédibles. Ces plans d&rsquo;enseignement crédibles doivent identifier des lignes de responsabilité claires, être financés convenablement, et avoir un budget transparent. Les plans d&rsquo;enseignement pour la promotion de la coordination entre les différents organes du gouvernement peuvent rassembler différents ministères pour s&rsquo;attaquer à la multitude de défis qui la plupart du temps restreignent l&rsquo;Éducation des filles. L&rsquo;implication de différentes parties prenantes peut aider à assurer que les plans incluent des stratégies aux budgets adéquats et des politiques qui font progresser l&rsquo;égalité de genre.</p>
<p>Pourtant, l&rsquo;existence d&rsquo;un enseignement qui répond à certains critères n&rsquo;est en aucun cas une garantie de réussite. Ainsi, l&rsquo;Afghanistan a un plan sensible au genre. Celui-ci reconnaît l&rsquo;importance de professeurs femmes, ce qui facilite l&rsquo;inscription et le recrutement des filles. De plus le ministère de l&rsquo;éducation produit des éléments incitatifs pour attirer plus d&rsquo;enseignantes et ce notamment dans les régions rurales. Malheureusement cette stratégie n&rsquo;a apporté que peu de différence: un cinquième de la totalité des districts n&rsquo;a pas de femme qui enseigne.</p>
<p>Selon le Rapport Mondial de Surveillance de l&rsquo;Education2018 chaque étape d&rsquo;un plan d&rsquo;éducation devrait être considéré à la lumière du genre, Tout d&rsquo;abord une évaluation genrée devrait mesurer les implications potentielles du genre dans cette politique. Deuxièmement, un budget genré devrait s&rsquo;assurer que les ressources ont bien été ciblées et équitablement distribuées. Troisièmement, différentes parties prenantes devraient être inclues lors de l&rsquo;examen du plan ou de la politique pour ce qui concerne l&rsquo;intention initiale et l&rsquo;identification de préjugés ou de discrimination explicites ou cachés. Enfin, un rapport sur la mise en œuvre de cette politique et de ses résultats, incluant une analyse du genre et des données   ventilées par sexe devrait être préparée et publiée à un plus vaste public.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cet essai a fait l&rsquo;objet de recherches et a été écrit par</p>
<p>VIilja Härkönen,stagiaire au secrétariat de l&rsquo;IAIF à Athènes,</p>
<p>sous la supervision de Joanna Manganara, présidente de l&rsquo;AIF.</p>
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		<title>Des nouvelles de la SOFEDEC</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Danielle Levy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jul 2015 13:26:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L’AIF dans le monde]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://womenalliance.org/fr/?p=481</guid>

					<description><![CDATA[<p>Nécessité d'intensifier les campagnes de sensibilisation pour l'âge minimal requis pour les fiançailles et le mariage. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La Coordinatrice de l&rsquo;association  SOFEDEC, Anuarite Sirewabo Muyuwa,  nous rappelle dans son dernier rapport que fiançailles comme mariages précoces sont interdits en République Démocratique du Congo, mais qu&rsquo;il y a ignorance de la Loi, comme  dans le comté de Bunyakiri,  où les mariages entre jeunes adolescents  ou mineurs et personnes adultes sont une réalité sociale,  ce qui expose les jeunes filles à divers dangers:  violence domestique, exposition au VIH sida, grossesses précoces avec risques de mortalité infantile et maternelle,  et bien sûr une éducation inexistante ou interrompue.</p>
<p>La Charte Africaine des droits et du bien être de l&rsquo;enfant est entrée en vigueur le 29 novembre 1999, Mais 80 % des filles de 5 à 17 ans à Bunyakiri sont mariées.</p>
<p>Il faut donc intensifier les campagnes de sensibilisation et les mesures effectives pour spécifier que l&rsquo;âge minimal requis pour le mariage est de 18 ans et rendre obligatoire l&rsquo;enregistrement de tous les mariages dans un registre officiel ainsi que le stipule l&rsquo;article 21 de la charte.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>APPEL POUR  LA NOMINATION D&#8217;EXPERTES DE L&#8217;EGALITE DES SEXES  DE HAUT RANG DANS LE  PROCESSUS DE PAIX DU SUD SOUDAN.</title>
		<link>https://womenalliance.org/fr/appel-pour-la-nomination-de-conseilleres-de-haut-rang-dans-le-processus-de-paix-du-sud-soudan/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Danielle Levy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Dec 2014 13:23:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://womenalliance.org/fr/?p=312</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les yeux du monde entier sont tournés vers le conflit au Sud Soudan.  Beaucoup a été fait pendant la décennie passée pour mener les femmes au leadership. Assurons nous de  la présence des femmes  dans la  solution au Sud Soudan.</p>
<p>Appel  soutenu par un bon nombre d'associations incluant l'AIF</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Des femmes du monde entier soutiennent l&rsquo;appel des soudanaises et demandent la nomination d&rsquo;Expertes   de l&rsquo;égalité des Sexes, de Haut  Rang,   dans le processus de paix au  Sud Soudan.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;">Nous, les soussignées, organisations de femmes du monde entier, soutenons l&rsquo;appel des femmes soudanaises et exprimons notre  grand soucis à l&rsquo;absence de d&rsquo;Expertes de l&rsquo;Egalité des Sexes  de haut Rang dans le processus de paix au Sud Soudan, facilité par l&rsquo;Autorité Intergouvernementale pour le Développement (IGAD) à Addis Abeba,. Nous insistons sur le fait que les femmes ne doivent pas être considérées uniquement  comme des victimes du conflit, mais qu&rsquo;elles devraient avoir un rôle de leader dans le processus de paix afin d&rsquo;assurer une dimension de genre dans les négociations, selon le mandat  des Résolutions du Conseil de Sécurité, 1325, 1889, et 2122. Comme cela s&rsquo;avère évident, dans  nombre de cas, les femmes apportent une perspective immense  et unique dans les négociations de paix et dans les  accords  qui s&rsquo;ensuivent.  Par exemple dans  le grand accord sur le Bangsamoro , signé par le gouvernement des Philippines et le Front Moro de Libération  Islamique,  les négociatrices ont plaidé  avec succès pour l&rsquo;inclusion d&rsquo;une provision prise sur les fonds publics, en vue de  programmes et d&rsquo; activités de  développement spécifiques au genre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous sommes reconnaissantes  envers l&rsquo;IGAD  pour son engagement dans la mise en oeuvre de politiques régionales et internationales centrées sur l&rsquo;égalité de genre et l&rsquo;autonomie des femmes telles que le Protocole relatif à la Charte Africaine des Droits de l&rsquo;Homme et des Peuples relatif aux Droits des femmes en Afrique, la Plate-forme d&rsquo;Action de Beijing (BPFA), la Convention sur l&rsquo;Elimination de Toutes les Formes de Discrimination Envers les Femmes (CEDEF), et  la résolution 1325 du Conseil de Sécurité. Ces cadres appellent de façon  explicite à la participation directe des femmes dans les processus de paix et les processus politiques.</p>
<p>L&rsquo;inclusion d&rsquo;Expertes de l&rsquo;Egalité  des Sexes de Haut  Rang  aux pourparlers de paix est en accord avec les politiques régionales et internationales susnommées. Pour cette raison il est impératif de nommer  une Experte de l&rsquo;Egalité des Sexes,  de haut niveau, à plein temps, dans l&rsquo;équipe de médiation ainsi que des Expertes de l&rsquo;Egalité des sexes de haut Rang, indépendantes  dans les deux partis en  guerre (GRSS et SPLM/A IO)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour les raisons susmentionnées,  nous soutenons tous les groupes de femmes du Sud Soudan et les organisations de la société civile et demandons</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>1) Une Experte de l&rsquo;Egalité des Sexes de  haut Rang pour  l&rsquo;équipe de médiation</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>2) Des Expertes de l&rsquo;Egalité des Sexes  de Haut Rang, indépendantes pour les deux partis en guerre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous exhortons le gouvernement de la république du Sud Soudan et le Mouvement/ l&rsquo;Armée d&rsquo;opposition, Pour la Libération du Peuple Soudanais, à s&rsquo;engager à une résolution complète  et inclusive  du conflit au Sud Soudan, par le dialogue.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les yeux du monde entier sont tournés vers le conflit au  Sud Soudan. Beaucoup a été fait pendant la décennie passée pour mener les femmes au leadership. Assurons nous   de la présence des femmes  pour une solution au Sud Soudan.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Si vous désirez signer cet engagement, adressez vos noms et organisations à</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Lori Perkovich &lt;<a href="mailto:lori.gnwp@gmail.com">lori.gnwp@gmail.com</a> &lt;<a href="mailto:lori.gnwp@gmail.com">lori.gnwp@gmail.com</a>&gt;&gt;.*</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>COMMENT RENFORCER LA PORTEE DES TRAVAUX DE LA COMMISSION DU STATUT DE LA FEMME</title>
		<link>https://womenalliance.org/fr/264-2/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Danielle Levy]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Aug 2014 07:33:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>NOUVELLES DES NATIONS UNIES par LYDA  VERSTEGEN   le  19 mai 2014 &#160; &#8211; Analyse du rapport du Secrétaire General de l&#8217;ONU: Comment renforcer la portée des travaux de la commission du statut de la Femme &#8211;  Le secrétaire général de l&#8217;ONU Mr Ban-Ki Moon recommande que de plus grandes opportunités pour contribuer au travail de [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://womenalliance.org/fr/264-2/">COMMENT RENFORCER LA PORTEE DES TRAVAUX DE LA COMMISSION DU STATUT DE LA FEMME</a> appeared first on <a href="https://womenalliance.org/fr/lalliance-internationale-des-femmes/">Alliance Internationale de Femmes</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>NOUVELLES DES NATIONS UNIES</p>
<p>par LYDA  VERSTEGEN   le  19 mai 2014</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8211; Analyse du rapport du Secrétaire General de l&rsquo;ONU:</p>
<p>Comment renforcer la portée des travaux de la commission du statut de la Femme</p>
<p>&#8211;  Le secrétaire général de l&rsquo;ONU Mr Ban-Ki Moon recommande que de plus grandes opportunités pour contribuer au travail de la CSW, soient données aux ONG</p>
<p>&#8211;  Le rapport du secrétaire général pour la (CSW) Session de la Commission de la Femme qui aura lieu  en mars 2015 passe en revue le fonctionnement des méthodes de travail de la commission à la lumière de l&rsquo;expérience acquise et  fait des recommandations à la commission en vue de renforcer la portée de ses travaux.</p>
<p><b>Recommandations: </b><i>interactions plus importantes avec les autres commissions:</i> Le rapport recommande que la CSW interagisse plus avec les autres commissions de l&rsquo;ECOSOC afin de  faire accepter l&rsquo;approche intégrée de l&rsquo;égalité dans tout le système des Nations UNIES , et bien des commissions ont à voir, avec le travail de la CSW: par exemple la Commission de la Population et du Développement, La Commission Science et Technologie au service du  Développement, La Commission Développement Social, La Commission Développement Durable, la Commission Statistiques et la Commission pour la Prévention du Crime.  Le rapport recommande aussi que la CSW travaille  en liaison plus étroite avec la CEDEF.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La coopération se fait parfois. La CSW a travaillé avec la Commission Statistiques sur une série minimum d&rsquo;indicateurs de genre et à la contribué au travail de la Commission sur le Développement Durable à propos des Objectifs de Développement Social après 2015. Il ne serait pas difficile de penser à d&rsquo;autres thèmes  où la coopération serait une avancée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><i>&#8211; Déclaration ministérielle plutôt que Conclusions Concertées</i>: la CSW est la seule commission fonctionnelle qui conclut ses sessions par des Conclusions Concertées, soit un document consensuel.  Il est vrai qu&rsquo;en qui concerne l&rsquo;AIF, nous préférerions que ce travail ne se fasse pas par consensus,  car les conclusions, de ce fait, sont minimisées par   ce processus. Les autres commissions passent par une résolution ou une déclaration ministérielle pour conclure leurs travaux. Une déclaration ministérielle aurait plus de poids et son format inciterait à la mise en oeuvre,  notamment si la CSW  décidait une prolongation ministérielle en fin de session.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><i>&#8211; Augmenter la  possibilité pour les organisations non-gouvernementales (ONG.) de contribuer au travail de la CSW</i>. Ceci peut se faire en allouant plus de temps aux interventions des Organisations Non-Gouvernementales pendant le débat général, en accordant plus de priorité à leurs interventions pendant les panels et en  donnant le droit à un  nombre limité de représentants de diverses régions, de participer aux négociations.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le rapport décrit les problèmes actuels auxquels doivent faire  face les représentant(e)s et les O.N.G. Alors que les représentant(e)s sont les bienvenu(e)s aux réunions formelles, peu de sièges leur sont accessibles. En plus  de la limitation des sièges il a été nécessaire, pour suivre  le plan directeur, de restreindre à 2  représentant(e)s par  ONG l&rsquo;entrée au bâtiment où se tiennent les réunions formelles. Ceci entrave les efforts d&rsquo;interaction et de plaidoyer des ONG avec les délégations gouvernementales sur les questions critiques et stratégiques discutées à la  commission.  Les ONG organisent un grand nombre d&rsquo;événements parallèles au voisinage du siège  des Nations unies.  Souvent aussi, elles co-sponsorent des événements parallèles organisés au siège par des Etats Membres et des entités du  système des Nations unies. Les représentant(e)s des O.N.G. sont nombreux/ses à suivre ces événements parallèles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8211; <i>Poursuite du  programme de travail multi-années</i>.   Ce programme consiste en un thème prioritaire,  pour lequel le Secrétaire Général écrit deux rapports, un thème à revoir et un thème émergent. La recommandation prévoit aussi des panels plus  interactifs et dit qu&rsquo;il faudrait laisser le temps aux organisations non-gouvernementales d&rsquo;exercer leur influence.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La préparation du thème émergeant est une bonne opportunité pour que la commission</p>
<p>aligne ses priorités thématiques avec celles de l&rsquo;ECOSOC et des autres commissions fonctionnelles.</p>
<p><b> </b></p>
<p>La convoquer en même temps que le Comité Exécutif de ONU-Femmes  lui apporterait une bonne opportunité de poursuivre  la mise en oeuvre de son mandat.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Comité Exécutif d&rsquo; ONU-Femmes se compose de 41 états membres et la CSW de 47. Les deux sont élus dans les régions, aussi constituent-t-ils une section transversale des Etats Membres des Nations Unies., qui devrait pouvoir aider à pousser plus avant l&rsquo;égalité</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Rapport du Secrétaire General des Nations Unies:</p>
<p><b> </b></p>
<p>(http://www.un.org/ga/search/view_doc.asp?symbol=E/CN.6/2014/14)<b></b></p>
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			</item>
		<item>
		<title>SOFEDEC: JOURNEE INTERNATIONNALE DE L’ENFANT AFRICAIN, 26 juillet 2014</title>
		<link>https://womenalliance.org/fr/sofedec-journee-internationnale-de-lenfant-africain-26-juillet-2014/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Danielle Levy]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Aug 2014 11:50:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L’AIF dans le monde]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>JOURNEE INTERNATIONNALE DE L’ENFANT AFRICAIN, CEREMONIE ORGANISEE EN FAVEUR  DU CLUB D’ENFANTS AMIS DE LA JUSTICE ET LA PAIX,CELLULE TEXAS. SAMEDI,  26 JUILLET 2014.   PREMIERE INTERVENANTE : LA COORDONATRICE   1.      La SOFEDEC : C’est une solidarité des femmes pour le développement, l&#8217;environnement et le droit de l’enfant au Congo, une organisation non gouvernementale créée le [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><b>JOURNEE INTERNATIONNALE DE L’ENFANT AFRICAIN, CEREMONIE ORGANISEE EN FAVEUR  DU CLUB D’ENFANTS AMIS DE LA JUSTICE ET LA PAIX,CELLULE TEXAS</b>.<b> SAMEDI,  26 JUILLET 2014.</b></p>
<p align="center"><b> </b></p>
<p><b>PREMIERE INTERVENANTE : LA COORDONATRICE</b></p>
<p><b> </b></p>
<p>1.      La SOFEDEC : C’est une solidarité des femmes pour le développement, l&rsquo;environnement et le droit de l’enfant au Congo, une organisation non gouvernementale créée le 5 Janvier 2010 par un groupe des femmes, sous l’inspection de Mr KAKUMBI KATONDO Inock et Madame SIIREWABO MUYUWA Anuarite vivant actuellement dans la ville de bukavu mais natifs du territoire de Kalehe.</p>
<p>La création de cette organisation est la conséquence d’une prise de conscience de la situation déplorable et d&rsquo;un traitement inhumain et dégradant face aux femmes et aux enfants dans le monde en général et en particulier en RDC en particulier.</p>
<p>La SOFEDEC parmi ses objectifs, veut éradiquer ou lutter contre toutes les discriminations négatives dirigées contre les femmes et enfants.</p>
<p align="center"><b>2.</b>      <b>SOFEDEC CLUB D’ENFANT AMI DE LA JUSTICE ET LA PAIX</b></p>
<p>Ce club dont il est question ici, est un projet que la SOFEDEC a mis parmi dans ses programmes pour mettre les enfants ensemble, pour réfléchir sur leurs droits et chercher les causes . Dans ce club, les enfants se réuniront  deux fois par semaine pour traiter différents thèmes qui cadrent avec leurs droits,   suivre leurs recommandations et les soumettre au niveau national et international.</p>
<p><b>3.</b>      <b>QUID DE LA JOURNEE DU 16 JUIN</b></p>
<p>Elle a commencée comme étant la journée internationale de l’enfant, de l’enfant africain.</p>
<p><b>Historique</b></p>
<p>Cette journée a été créée par l’organisation de l’unité africaine (UA) en 1991.La journée internationale de l’enfant africain est un événement annuel qui commémore les massacre des enfants de SOWETO en 1976 lors du régime de l’apartheid en Afrique du sud. Plusieurs milliers d’écoliers noirs avaient alors marché dans les rues pour réclamer leurs droits. C’est par ce moyen  que Mr NELSON MANDELA va lutter pour la liberté et  contester le régime de l’apartheid et c’est lors de  cette lutte qu’il sera mis en prison pendant 27ans; mais il a fini par gagner et la liberté est arrivée pour les noirs d&rsquo; Afrique du sud.</p>
<p align="center"><b>4. LES DROITS ET DEVOIRS DE L’ENFANT</b></p>
<p>1.     Définition de l’enfant : Selon la loi numéro 09/001 du 10 janvier 2008 portant protection de l’enfant  un enfant est  toute personne âgée de moins de 18 ans.</p>
<p>&#8211; Enfant déplacé : l’enfant non accompagné de ses parents ou tuteur qui a été contraint de quitter son milieu de vie par suite de la guerre, de catastrophes naturelles ou d’autres événements graves et s’est installé dans d’autres endroits à l’intérieur du pays ou il réside.</p>
<p>&#8211; Enfant refugié : l’enfant qui a été contraint de fuir son pays en franchissant une frontière internationale et qui demande un statut de refugié ou toute autre forme de protection internationale.</p>
<p>&#8211; Enfant en situation difficile : l’enfant qui ne jouit pas de ses droits fondamentaux et qui n’a pas accès aux services sociaux de base tels que la santé ;le logement, l’alimentation et l’éducation.</p>
<p>-Enfant handicapé physique  ou mental : l’enfant se trouvant dans une situation qui peut constituer un obstacle ou une difficulté à l’expression normale de toutes ses facultés physiques ou mentales, notamment les fonctions intellectuelles et cognitives, le langage, la motricité et les performances sociales</p>
<p>2. Les Droits reconnus à l’enfant (Art   13-44)</p>
<p>Nous devons savoir que la loi citée plus haut, stipule à son article 4, que tous les enfants sont égaux devant la loi et ont droit à une égale protection. Cette même loi protège l’enfant dès sa conception ; Art 143,144, 145 ,146.</p>
<p>L’enfant après sa naissance a plusieurs droits, cependant nous allons parler de ceux qui sont plus visibles et qui ont trait a créer  des conflits entre enfants et parents, ou enfant – enfant.</p>
<p>*Droit à la déclaration à  l’Etat civil</p>
<p>Cet acte est un droit pour l’enfant et un devoir pour son parent.</p>
<p>Le cadre de la famille ainsi que la loi citée plus haut prévoient qu’à la naissance de l’enfant ; il doit être déclaré dans les 30jours qui suivent sa naissance.</p>
<p>*Droit à l’identité</p>
<p>L’article 56 du code de la famille prévoit que tout congolais est désigné par un Nom composé d’un ou plusieurs éléments qui servent à l’identifier, l’art 58 stipule que les Noms doivent être puisés dans le patrimoine culturel congolais. Ils ne peuvent, en aucun cas, être contraire aux bonnes mœurs ni revêtir un caractère injurieux, humiliant ou provocateur.</p>
<p>*Droit à l’éducation</p>
<p>Les parents ont l’obligation d’envoyer leurs enfants à l’école sans aucune discrimination. L’Etat garantit le droit de l’enfant à l’éducation en rendant obligatoire et gratuit l’enseignement primaire public. Il organise les différentes formes d’enseignement secondaire et professionnel. Il intègre l’enseignement des droits humains, en particulier des droits et devoirs de l’enfant, ainsi que l’initiation à la vie à tout le niveau du système éducatif.</p>
<p>Aucun enfant ne peut, en matière d’éducation, faire l’objet d’une mesure discriminatoire, qu’elle résulte de la loi , d’un acte de l’exécutif ou du fait d’un particulier</p>
<p>La loi numéro 09/001 du 10 janvier  2008 portant protection de l’enfant prévoit que toute atteinte aux droits à la santé est punissable aussi, les responsables des établissements sanitaires publics ou privés ainsi que  les parents ou responsables légaux qui refuseraient de se conformer à la politique sanitaire du pays ou refuseraient  délibérément d’assurer aux enfants des soins médicaux seront punis conformément aux art.196, art .328 du code  de la famille.</p>
<p>*L’enfant à droit à la liberté d’expression mais  non sans contraintes, sous l’autorité des parents, sous réserve du respect de la loi, de l’ordre public et des  bonnes mœurs.</p>
<p>Ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontière,  sous forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen du choix de l’enfant.</p>
<p>Les parents doivent s’occuper de leurs enfants en les protégeant contre le danger. Les parents ont le devoir d’apprendre à leurs enfants à bien se comporter  et lorsqu’ils ne se comportent pas bien les parents leur  apprendront à s&rsquo;améliorer et à s’amender positivement sans appliquer sur eux aucun traitement inhumain. Ceci est aussi le devoir des enseignants.</p>
<p>Les parents doivent protéger leur enfant, mais aussi protéger les tiers contre les faits de leur enfant ou répondre des actes de leur enfant.</p>
<p>Protection spéciale</p>
<p>&#8211; L’enfant régulièrement maltraité</p>
<p>-L’enfant exploité économiquement ou sexuellement</p>
<p>-L’enfant accusé de sorcellerie</p>
<p>-L’enfant mère ou porteuse d’une grossesse</p>
<p>-L’enfant vivant avec handicap</p>
<p>-L’enfant Orphelin</p>
<p>-L’enfant en conflit avec la loi</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>2eme intervenant : SUPERVISIEUR</b></p>
<p><b> </b></p>
<p>I. Définition : l’héritage est l’ensemble des biens et patrimoines laissés par un défunt en faveur de la famille (héritier) qui en est le bénéficiaire</p>
<p>Qui a droit à l’héritage ?</p>
<p>Selon l’article 758 du code de la famille, ont droit à l’héritage :</p>
<p>-Tous les enfants nés dans le mariage, et ceux nés hors mariage mais affiliés de leur vivant, ainsi que ceux qui ont été adoptés</p>
<p>-Tous les enfants reconnus officiellement, c&rsquo;est à dire  ceux qui ont été déclarés à l’Etat civil.</p>
<p><b>II.CATEGORIES DES HERITIERS art.758</b></p>
<p>Il existe trois principales catégories de membres ayant droit à l’héritage :</p>
<p>a)-Tous les enfants sans distinction de sexe, nés dans le mariage, hors mariage mais affiliés, et les enfants adoptés.</p>
<p>Les descendants du dé cujus, soit les enfants laissés par les enfants du défunt, représentent leurs parents dans la succession.</p>
<p>b) Le conjoint survivant, les père et mère, frères et sœurs, germains , consanguins ou utérins forment la deuxième catégorie. Ce sont les parents ou frères et sœurs du défunt .Ceux-ci auront droit à l’héritage au cas où il n’y a plus ni fils ni fille, ni aucun descendant du dé cujus.</p>
<p>c)-Les oncles et tantes paternels et maternels du dé cujus (défunt) constituent la troisième catégorie dans la succession<i>.</i></p>
<p><i>Les descendants des oncles et tantes paternels</i> et maternels ont droit aussi à l’héritage au cas ou leurs parents sont décédés avant les deux dé cujus.</p>
<p><b>III. REPARTITION DE L’HERITAGE.art.759,760</b></p>
<p>1ere Catégorie : Elle reçoit ¾ de l’héritage et se partage, par égales portions, entre eux et par représentation entre leurs descendants. Ici les descendants n’y ont pas encore droit, par ce que leurs tuteurs sont présents.</p>
<p>2eme Catégorie : Elle reçoit le solde de l’hérédité c à d le reste de la première catégorie et/ou la totalité s&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;héritiers de la première catégorie.</p>
<p>N.B : Lorsque à la mort du dé cujus, deux groupes sont représentés, ils reçoivent chacun un huitième de l’héritage. Et si c’est un seul groupe qui est représenté, il reçoit le huitième et le reste sera dévolu aux héritiers de la première catégorie (A l’intérieur de chaque groupe de la deuxième catégorie selon la distinction précisée ci-dessus, le partage s’opère par égales portions)</p>
<p>3eme catégorie : Les oncles et tantes paternels ou maternels ont droit à l’héritage lorsque le dé cujus n’a pas laissé d’héritiers de la première ou deuxième catégorie et ils se partagent entre eux par égales portion art.761.</p>
<p>4eme Catégorie : A défaut de cette troisième catégorie, c’est tout autre parent ou allié qui à droit à la succession et le partage s’opère par égales portion Art.762., c&rsquo;est-à-dire tout frère biologique du dé cujus et quelqu’un de sa belle famille (allié) a aussi droit à l’héritage à la seule condition que les trois premières catégories soient absentes.</p>
<p>5eme Catégorie : A défaut d’héritier des quatre catégories, la succession est dévolue à l’Etat ; art. 763.</p>
<p>-L’Etat garde provisoirement l’héritage pour une période d’un an à dater de la publication de l’existence d’une succession qui est en voie de disparition et établira des PV en la matière jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo; un héritier puisse se présenter</p>
<p>-Apres cinq ans, la succession appartiendra définitivement à l’Etat.</p>
<p><b>IV.QUI N’A PAS DROIT A L’HERITAGE Art.765</b></p>
<p>Quoique tous les enfants, comme nous venons de le montrer ci-dessus, aient droit à l’héritage sans discrimination, il s’avère important de revenir sur les conditions qui peuvent entraver le droit à la succession. Il s’agit, entre autres, de six cas dont : Cfr a-f art .765</p>
<p>Ainsi, chers compatriotes, nous sommes obligés de nous conformer à notre loi et culture et de l’appliquer pour le bien être de notre progéniture. En outre, nul n’est sensé ignorer la loi dit-on</p>
<p><b>3eme intervenant : Président du CA</b></p>
<p>L’enfant a des devoirs envers ses parents, sa famille, la société, l’Etat , la communauté internationale, ainsi que vis-vis de lui-même.</p>
<p>L’enfant, selon son âge, ses capacités, et sous réserve des restrictions contenues dans la présente loi, a le devoir :</p>
<p>&#8211; D&rsquo;obéir à ses parents, de respecter ses supérieurs, les personnes âgées et celles de son âge en toute circonstance, et de  les assister en cas de besoin ;</p>
<p>&#8211; D&rsquo;aller à l’école</p>
<p>&#8211; De respecter les droits, la réputation et l’honneur d’autrui, les lois et les règlements du pays</p>
<p>&#8211; De respecter son identité, les langues et les valeurs nationales ;</p>
<p>&#8211; De respecter l’environnement, les biens et les lieux publics et de  promouvoir la qualité de la vie pour tous</p>
<p>&#8211; D&rsquo;œuvrer pour la cohésion de sa famille et pour le bien de la communauté et de la nation dans la mesure de ses capacités</p>
<p>&#8211; D&rsquo;œuvrer au respect des droits humains et des droits de l’enfant ;</p>
<p>&#8211; De contribuer à la préservation et au renforcement de la solidarité de la communauté</p>
<p>&#8211; D&rsquo;œuvrer à la sauvegarde de la santé  et de la moralité</p>
<p>&#8211; De contribuer en toutes circonstances et à tous les niveaux à la promotion des valeurs citoyennes et démocratiques, notamment la culture de la paix, la tolérance, le dialogue, l’unité et l’indépendance nationale ;</p>
<p>&#8211; De saisir toutes les opportunités qui lui sont offertes par ses parents, sa famille, sa communauté et  l’Etat, ainsi que la communauté internationale pour son développement.</p>
<p><b> </b></p>
<p><b> </b></p>
<p align="center"><b>Conclusion</b></p>
<p>Les droits des enfants ne sont pas tout à fait respectés dans notre pays, raison pour laquelle la SOFEDEC, une organisation qui lutte pour les droits des femmes et des enfants dans la province du Sud-Kivu et en général en République Démocratique du Congo,   a organisé un atelier de sensibilisation pour exhorter les parents et les autorités de notre pays à respecter les droits des enfants et des femmes, car ce sont eux les futurs dirigeants de ce pays.</p>
<p>N.B : Un enfant non éduqué constitue un danger pour son entourage et son pays.</p>
<p align="center">Fait à Bukavu, le 29/07/2014</p>
<p align="center">Par la Coordonnatrice de la SOFEDEC/RDCONGO</p>
<p align="center">SIIREWABO MUYUWA Anuarite</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Une évaluation  des Conclusions Concertées  de la 58ème Commission du Statut de la Femme  Par Joanna Manganara Présidente de l&#8217;Alliance Internationale des Femmes.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Danielle Levy]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 Jul 2014 10:53:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>NATIONS UNIES: Joanna Manganara évalue les conclusions concertées de la 58ème CSF Après deux semaines de négociations à New York  la Commission du Statut de la Femme (CSF) s&#8217;est achevée  sur  des conclusions qui appelaient à une accélération des progrès pour atteindre  les Objectifs du Millénaire pour le Développement et  qui confirmaient la nécessité d&#8217;un [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>NATIONS UNIES:</p>
<p>Joanna Manganara évalue les conclusions concertées de la 58ème CSF</p>
<p>Après deux semaines de négociations à New York  la Commission du Statut de la Femme (CSF) s&rsquo;est achevée  sur  des conclusions qui appelaient à une accélération des progrès pour atteindre  les Objectifs du Millénaire pour le Développement et  qui confirmaient la nécessité d&rsquo;un objectif spécifique dédié à  l&rsquo;égalité femmes-hommes  et à l&rsquo;autonomisation  des femmes, parmi un  ensemble d&rsquo;objectifs  internationaux qui seront introduits à l&rsquo;expiration des Objectifs du Millénaire en 2015. Le texte conclut aussi à la nécessité d&rsquo;intégrer l&rsquo;égalité  femmes-hommes  et les droits des femmes dans des  cibles et des indicateurs présents dans l&rsquo;ensemble des objectifs de tout nouveau plan de développement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le compromis des  Conclusions Concertées contient  beaucoup de paragraphes progressistes, mais il ne va pas  assez loin. Ainsi que l&rsquo;a déclaré l&rsquo;UE, les résultats de cette année devraient, espérons le, être développés l&rsquo;an prochain.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le texte ne présente  aucun  signe visant à   inverser  la façon habituelle de travailler, à transformer le cercle vicieux actuel du développement, basé uniquement sur la croissance économique qui alimente  les inégalités, les dégradations environnementales  et la marginalisation, en  un cycle basé sur les Droits de l&rsquo;Homme et la justice.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Par exemple le paragraphe 21 bis des Conclusions Concertées du 17/5/2014 demandait  d&rsquo;en finir avec le modèle économique actuel qui perpétue l’inégalité femme-homme et la pauvreté féminine sur l&rsquo;idée  que  les crises successives  en reflètent la nécessité. Ce paragraphe a été discuté uniquement afin  qu&rsquo;on puisse avoir  des Conclusions.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Lors de la CSF il y a eu de grandes résistances à évoquer la notion Droits de l&rsquo;Homme comme centrale au développement, ce qui veut dire  qu&rsquo;il est difficile d&rsquo;être optimiste pour l&rsquo;avenir, car  aucun modèle de développement, ne peut être  » durable  » s&rsquo;il ne fait pas référence aux Droits de l&rsquo;Homme. Il faut absolument que, dans le futur, les états membres prouvent leur volonté politique de suivre une feuille de route transformative.</p>
<p>Cette question de volonté politique appuyée  par des  ressources adéquates a aussi été soulignée par le directeur exécutif de  UN Phumzile Mlambo Ngcuka qui a déclaré que les Conclusions de la CSF étaient une étape vers un agenda de développement mondial transformatif mettant  l&rsquo;autonomisation des femmes et des filles en son centre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le ministre égyptien a aussi exprimé sa crainte que nous ne trouvions pas l&rsquo;agenda 2015  bon pour les femmes.</p>
<p>Les conclusions sur  un <em>objectif spécifique</em>  n&rsquo;ont pas été aisées  en raison d&rsquo;une opposition conservatrice, peu nombreuse,  mais qui se faisait bien entendre. L&rsquo;<em>objectif spécifique</em>  reconnait qu&rsquo;un  développement durable et constructif doit s&rsquo;attaquer aux sources de l&rsquo;inégalité des genres qui dénie aux femmes et aux filles l&rsquo;éducation, le droit de prendre des décisions sur leurs corps et leurs maternités, sur un emploi décent et une paie égale  à travail égal, et de vivre à l&rsquo;abri de toute violence.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je vais à présent faire référence à la position de différents états et groupes d&rsquo;états en ce qui concerne les points majeurs de controverse. Le Vatican a demandé d&rsquo;enlever du document de la CSF, toute référence aux Droits des travailleuses du sexe, lesbiennes, gay,  bisexuelles et transgenres et  certains  termes faisant référence à la santé et aux droits sexuels et reproductifs notamment ceux en relation avec l&rsquo;avortement et l&rsquo;éducation sexuelle. Il désirait aussi voir le document inclure une référence explicite à l&rsquo;importance de la famille, c&rsquo;est à dire au noyau  familial dans son sens le plus traditionnel.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Mexique, l&rsquo;UE et les autres états ont poussé pour  <em>famille</em> dans ses  différentes formes,  foyers de parents isolés, familles dont le chef est un enfant ou une femme ou familles de même sexe, car le mot <em>famille</em>, ainsi utilisé, peut renforcer  les rôles genres et  stéréotypes: femmes ou épouses, mères ou ménagères</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mais au final, le langage adopté pour <em> famille</em>  ne reconnait pas la diversité des familles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Salvador, le Mexique, la Colombie, les Philippines et d&rsquo;autres états ont pris parti pour l&rsquo;inclusion de la situation spéciale des lesbiennes, bisexuelles et transgenres dans les Conclusions Concertées.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;Argentine, le Brésil, l&rsquo;Australie et les USA ont regretté qu&rsquo; <em>orientation sexuelle</em> et <em>identité de genre</em> (OSIG) n&rsquo;aient pas été prises en compte.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;Union Africaine a exprimé ses réserves sur la famille, l&rsquo;éducation sexuelle des enfants, les paragraphes sur l&rsquo;Assistance Officielle au Développement (AOD), qu&rsquo;elles ont trouvés trop faibles, l&rsquo;orientation sexuelle et l&rsquo;identité de genre ainsi que la santé et les Droits sexuels et reproductifs.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il est intéressant de noter que l&rsquo;Afrique du Sud et l&rsquo;Égypte se sont dissociées du groupe. L&rsquo;Afrique du Sud a soutenu toutes les conclusions et en particulier celle sur l&rsquo;éducation à la sexualité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;Union Africaine a cette fois encore ajouté une clause de souveraineté qui leur permet de signer le document final mais d&rsquo;en ignorer les passages qui dérangent, en général les points qui pourraient potentiellement restreindre les pratiques culturelles et religieuses.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une autre question sur laquelle l&rsquo;Union Africaine a insisté, c&rsquo;est la préséance des valeurs religieuses et  éthiques, du contexte culturel et des convictions philosophiques ainsi que les diversités nationales et régionales sur l&rsquo;universalité des droits en particulier les droits des femmes.</p>
<p>Ceci, selon eux,  doit contribuer à la totale jouissance par les femmes de leurs droits pour parvenir à l&rsquo;égalité, au développement et à la paix. Le texte final adopté est bien plus équilibré.  Le vocabulaire insiste sur le devoir des états, quelque soit leur système politique, économique et culturel  de promouvoir et  protéger tous les droits et libertés fondamentales, tout en gardant à l&rsquo;esprit la signification des particularités nationales et régionales  et des divers contextes historiques, culturels et religieux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Beaucoup d&rsquo;états ont émis des réserves sur les droits et la santé sexuelle et reproductive  ainsi que sur  l&rsquo;éducation sexuelle, comme la Russie, la Norvège, le Brésil. D&rsquo;autres ont  regretté que les droits sexuels n&rsquo;aient pas été adoptés cette année et ont exprimé  l&rsquo;idée qu&rsquo;il allait falloir travailler l&rsquo;an prochain pour les faire  accepter.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La Chine a  soutenu l&rsquo;idée d&rsquo;<em>objectif spécifique</em> et de <em>souveraineté nationale</em>, tandis que les USA ont regretté que le rôle crucial des femmes dans les solutions pour le changement  climatique  n&rsquo;ait  pas été souligné.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les paragraphes en langage le plus énergique se rapportent à la  violence envers les femmes et les filles. Il y a eu accord sur l&rsquo;élimination de  toutes les pratiques néfastes, y compris  les mariages d&rsquo;enfants, les mariages  forcés et précoces, et les  mutilations génitales féminines. Il a été aussi été demandé l&rsquo;élimination et la prévention de la violence ainsi que la mise en justice des coupables.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un langage fort a aussi été utilisé dans les paragraphes qui faisaient référence au soutien  aux droits  et à la santé  sexuelle et  reproductive des femmes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Plusieurs références explicites au droit  des femmes à l&rsquo;accès aux services de santé sexuelle et reproductive de qualité, incluant contraception d&rsquo;urgence, informations et éducation, avortements sûrs quand la loi les permet, prévention et traitements des maladies sexuellement transmissibles et du sida ont été faites.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>De plus les Conclusions appellent à la reconnaissance des droits des femmes à décider en toute liberté et de façon responsable de ce qui concerne leur sexualité et ce,  sans coercition, discrimination ni violence.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les gouvernements ont reconnu que les progrès pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement ont été freinés par la persistance des relations de pouvoir inégales entre les femmes et les hommes et ils  en appellent aux gouvernements afin qu&rsquo;ils s&rsquo;attaquent aux pratiques, lois et croyances discriminatoires de la  société qui affaiblissent l&rsquo;égalité Femmes-hommes,  et pour qu&rsquo;ils  renforcent les mécanismes de responsabilité afin que les femmes puissent jouir de leurs droits.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les groupes  féministes ainsi que les organisations de femmes et de communautés se sont faites reconnaître en plaçant leurs sources d&rsquo;intérêts et la vision des femmes au niveau des agendas nationaux, régionaux et internationaux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les Conclusions Concertées ont reconnu publiquement le rôle important et légitime des   défenseur(e)s des droits des femmes  pour ce qui concerne la promotion et la protection des Droits de l&rsquo;Homme et demandent  des mesures  effectives appropriées pour  leur protection.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En définitive, je pense que nous devrions commencer à travailler sur une question de grande &lsquo;importance: Comment les féministes et les organisations de femmes pourraient participer à la préparation, à la mise en oeuvre, au monitoring, et aux mécanismes de responsabilité des processus du développement, ainsi qu&rsquo;à   l&rsquo;<em>objectif   spécifique</em>  dédié  à l&rsquo;égalité femmes-hommes, à l&rsquo;autonomisation des femmes  et à leurs  droits et  à  son intégration dans l&rsquo;ensemble des  objectifs  de l&rsquo;agenda post 2015</p>
<p>&nbsp;</p>
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